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Frigo vide, tous aux abris ! [PV Ji Seop]

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Han Ki Suk
Féminin Messages : 65
Date de naissance : 01/01/1993
Date d'inscription : 09/05/2012
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MessageSujet: Frigo vide, tous aux abris ! [PV Ji Seop] Sam 14 Juil - 17:55


Frigo vide...
Ft. Ki Suk & Ji Seop
Ki Suk était allongé sur son lit, les jambes en l’air et s’ennuyait comme un rat mort. Son ventre criait famine à intervalles réguliers, mais elle ne s’en préoccupait pas, elle n’avait pas le courage de bouger pour aller se chercher à manger. Surtout que bien évidemment, c’était le jour des courses, il ne devait donc plus rien rester dans le frigo. « J’ai la daaaalle, putain. » Elle ferma les yeux et se massa les paupières à l’aide de deux doigts, tout en réprimant un bâillement. « Eh bien… mange ! » dit une voix rieuse, taquine et appartenant manifestement à un suicidaire. Ki Suk sursauta de surprise, rouvrit brusquement les yeux et tourna la tête, jusqu’à appercevoir Kim Hwang, sur le pas de la porte, qui se foutait d’elle. Elle lui jeta un regard noir, avant de se relever pour attraper son oreiller et le lancer à la figure du jeune homme. « Ta gueule ! » Il serra l’oreiller contre lui, fit la moue et affecta une mine malheureuse, avant de se précipiter dans la pièce d’à côté pour se plaindre à Ah Jin. Ki Suk poussa un soupir à fendre l’âme, tout en levant les yeux au ciel, exaspérée. Quel petit con, ce sale gosse. Pour un peu, elle serait allée le voir pour le frapper et ainsi passer un peu son ennui et en profité pour se détendre. Cette idée fit apparaître un léger et minuscule sourire sur son visage, tandis qu’elle se relevait, sortait son portable et décidait d’envoyer un sms à Ji Seop. Bon, elle ne le précisa nulle part, mais elle comptait bien le faire tout payer, étant donné qu’elle n’avait que le strict minimum en poche et qu’elle préférait le garder aussi longtemps que possible. Elle se traîna donc jusqu’à la cuisine, histoire de vérifier qu’il n’y avait effectivement rien, puis elle enfila sa veste en cuir préférée sur ses vêtements et noua ses cheveux bruns-roux en une queue de cheval haute, le tout en se dépêchant quand même suffisamment pour ne pas risquer d’être en retard. Sa fierté était en jeu ! « Hé, Ah Jin, hé le Crétin, j’me barre, cherchez pas à me retrouvez. » Quelques secondes plus tard, la porte d’entrée claqua derrière elle.

Ses lunettes de soleil sur le nez, Ki Suk était en train de se diriger vers l’arrête de bus et elle n’eut pas à attendre plus de deux minutes avant qu’il n’arrive. En fait, elle aurait pu faire le trajet à pied, si elle l’avait voulu, seulement elle aurait dû accélérer un peu le pas et dans son état, c’était très mauvais. Elle détestait sa maladie, elle détestait cette faiblesse qu’elle ne maitrisait pas, mais elle ne pouvait rien faire à part tenter de se préserver au maximum. Néanmoins, prendre se transport lui permit de tomber « sans faire exprès » pour discrètement récupérer le portable de la personne sur laquelle elle avait failli s’effondrer. Les transports en commun étaient vraiment l’idéal pour cela, surtout en heure de pointe quand il y avait tant de monde qu’ils étaient tous pressés les uns contre les deux. En tout cas, coup de chance, c’était le dernier téléphone à la mode, elle pourrait en tirer un bon prix en le revendant. Cette trouvaille sembla illuminer sa journée. Argeeeeeent ! Elle sourit, faussement aimable, et s’excusa, avant de descendre du bus à l’arrêt d’après, l’objet tout juste volé planqué dans sa poche. Elle s’arrêta un instant pour l’éteindre, et reprit sa marche ensuite. Quelques instants plus tard, elle arrivait dans la rue commerciale et parvint bien vite au supermarché. Le meilleur dans tout ça ? Elle n’était même pas en retard ! Elle était même tout juste à l’heure, un coup de chance. Elle se mit dans un coin, non loin de la porte et s’adossa contre un mur, sans même chercher Ji Seop. S’il était déjà là, il la verrait. Et s’il n’était pas là, elle attendrait un peu, avant de l’incendier par sms et de se venger en lui faisant payer tout pleins d’aliments qu’elle pourrait ensuite dévorer. Pour un peu, elle aurait préféré qu’il soit en retard, tiens, elle prendrait un malin plaisir à accomplir ce programme.
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HAN KI SUK
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OH Ji Seop
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MessageSujet: Re: Frigo vide, tous aux abris ! [PV Ji Seop] Sam 14 Juil - 21:24

frigo vide, tous aux abris !
ji seop & ki suk

c'est pas moi qui paye



Mon appareil photo à la main, j'attendais, patiemment pour une fois, l’œil dans l'objectif, puis je cliquais une fois et une avalanche 'clip clip clip' se fit entendre. Ni une, ni deux, je regardais mon cliché, ou plutôt mes clichés, l'envolée complètement d'un oiseau, un corbeau soit disant passant. J'eu un sourire humain, pour une fois, et remis le cache sur l’objectif de l'appareil. Ce nouveau bijoux que je venais de m'acheter était vraiment une merveille, et le mode rafale valait le prix que j'avais mis là dedans. Ça faisait combien de mois que j'économisais pour cette merveille ? Deux mois, c'est énorme. Heureusement, quand je veux, les rentrées d'argent se font assez conséquentes... Certes l'appareil était tellement grand avec le zoom que j'avais payé avec qu'il était obligé d'avoir son propre sac à part, mais en même temps, il était hors de question que je mette cette beauté avec les merdes qui remplissent mon vieux sac à dos. Je remis donc l'appareil dans sa sacoche et reprenais ma marche, regardant aux alentours la moindre chose qui pourrait faire un cliché intéressant. C'est là que je l'ai remarqué, ce glauque. Il se tenait voûté et regardait autour de lui avec un air suspicieux, quand il se vit, je le vis avoir un spasme nerveux au niveau de la nuque, un glauque pur et dur, rien de bon.

« - Bonjour, jeune homme.
- Quoi ? Tu veux quoi ?
- On dit que c'est toi qui à... ça.
 »

De quoi il m'appelle jeune homme ? Son langage renforce ce que son costard cravate laissait sous entendre, le fait que ses rues insalubres ne sont pas son territoire. Si il vient par ici, à moins de vouloir se faire racketté, il devrait changer sa façon de parler, il fait trop gros pigeon là. Enfin, les vêtements donnent pas l'impression, mais le regard qu'il a confirme tout, il était de ce bord ? Je fourrais mes mains dans les poches de mon jean troué et haussais les épaules.

« - Ma politique, c'est qu'une fois que je n'ai plus besoin d'argent, je ne vend plus rien. »

L'homme marqua un temps d'arrêt. Il avait quoi ? La trentaine, il était plus petit que moi et un peu boudinant. Si je pars en courant, c'est sûr que je le sème en deux secondes, mais le truc c'est que j'ai ma fierté aussi. Mais... Je ne sais pas du tout me battre. L'homme s'approcha dangereusement et je faisais deux pas en arrière, par réflexe. Cependant, étant dans l'un de mes 'très bon' jours de bipolarité, j'étais au bord de la crise de fou rire pour la moindre chose et comme l'homme, complètement saoul, plus il se rapprochait plus je pouvais le constater à l'odeur, venait de manquer de se vautrer, et je fus gagner d'un rire hystérique et incontrôlable.

« - YAH ! Ça te fait rire ? Tu te moques de moi ? Donne-les moi, donne-les ! »

Il attrapa les pans de ma veste et commença à me secouer comme un prunier, ce qui ne fit que me faire rire encore plus. Ma belle veste, mon beau blazer bleu marine que je venais tout juste de me payer... Hahahahahahaha.

«  - Tu veux mourir ?! »

L'homme me secoua une fois de trop et la lanière de la sacoche de mon appareil photo glissa le long de mon épaule, il aurait fini par terre si je n'avais pas eu le réflexe de rattraper la lanière au dernier moment. Sur le coup, mon expression se figea immédiatement et l'homme ne manqua pas de le remarquer puisqu'il me lâche précipitamment.

« - Allez, vas-y. Recommence. Essaye encore une fois. »

C'était à mon tour de l'attraper par le col de sa chemise et je le forçais à s'approcher de moi et à le faire lever les yeux pour me regarder bien en face. Il était devenu tout livide. Pfff, encore un fonctionnaire drogué qui prend des grands airs mais qui ferait dans son froque au moindre danger. C'est gars là, c'était tellement facile de les effrayer, un regard noir et c'était fini.

« - Casse-toi. »

A peine l'avais-je lâche qu'il déguerpit en courant. Pauvre con. Je repassais la lannière de la sacoche sur mon épaule et mettais de nouveau les mains dans les poches, reniflant d'un air détaché et me mettant en marche. Pour aller où ? Aucune idée, juste marcher... ♫ Mianhae ma doghage nal beorigo tteonado dwae ♫ Ah, qui c'était encore ? Sortant mon portable de la poche de ma veste, je m'éditais un peu en voyant le nom de la personne qui m'envoyait ce texto.

« - Qu'est-ce qu'elle me veut ? »

Aller piquer des trucs ? Je levais les yeux au ciel. Je regardais autour de moi, c'était pas la porte à côté... Tout en lui répondant, je me dirigeais vers le premier arrêt de bus. Je dû même courir pour l'attraper je vous jure... Le pire, c'est qu'elle en démordait pas. Je sortais un vieux ticket de ma poche et en passant devant le chauffeur, le montrait assez furtivement pour qu'il ne voit pas la date dessus et j'allais m'asseoir au fond du bus. Je sortais mon casque et le mettais sur mes oreilles, la tête contre la vitre, je regardais le paysage défilé. Pour sûr, elle va me faire payer tout ce qu'elle voudra...
Dix minutes plus tard, j'étais devant sa satané supermarché. Fredonnant les paroles de la chanson qui passait dans mon MP3, je regardais les gens défilés sur le trottoir. Tant de visage inconnus. Pff, c'est d'un ennui. Je regardais une femme aux habits de luxe se démener avec ses sacs plein de fringues sur ma droite, en me demandant pourquoi elle n'avait pas payé un homme pour les lui porter mais quand je tournais la tête de l'autre côté, je la voyais près de la porte. Je soufflais, blasé, et traînais des pieds pour la rejoindre.

«  - Yah. Tu pouvais pas venir me voir ? J'étais juste là. »

J'enlevais mon casque de mes oreilles pour le laisser à mon cou et remettais immédiatement mes mains dans mes poches.

«  - J'étais en plein rendez-vous, si tu vois ce que je veux dire, tu me dois un rencart, présente moi un de tes potes, un mec ou une fille, j'm'en fous. »

Je la regardais de bas en haut.

« - T'as pas pris de sac ? Et tu la planques où ma bouteille alors ? »

Un homme sortit de la supérette, et sembla me faire passer un message. Ha ouais, je suis devant la porte, je me poussais en le fixant du regard jusqu'à ce qu'il arrête de me dévisager et qu'il s'en aille. Ça doit être le contraste entre la veste classe que je me suis payée et mon jean troué. Le style fait peur à ceux qui n'en ont pas, maintenant ?
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Han Ki Suk
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MessageSujet: Re: Frigo vide, tous aux abris ! [PV Ji Seop] Dim 15 Juil - 22:32


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Ki Suk tourna la tête et aperçut Ji Seop qui s’approchait d’elle en traînant les pieds. Appelez ça du sadisme ou ce que vous voulez, mais le voir comme ça lui remontait un peu plus le moral. S’il avait été content et tout excitée d’être là, ça lui aurait gâché le plaisir, c’est sûr. Mais bon, ça, elle le garda pour soi. Elle était certes dépourvue de tact, mais elle savait quand même éviter de dire des choses inutiles comme ça. « Yah. Tu pouvais pas venir me voir ? J’étais juste là. » Pensait-il vraiment qu’elle allait se déplacer pour lui ? Non, elle n’agissait pas comme une princesse, loin de là, elle se comportait juste en chieuse de première catégorie. La demoiselle se contenta de le regarder, le visage aussi inexpressif que d’habitude. Et elle ne le regardait même pas les yeux dans les yeux, étant donné qu’elle avait toujours ses lunettes de soleil. A vrai dire, les porter lui plaisait bien, surtout parce que les personnes autour d’elle ne savait donc pas ce qu’elle était en train de regarder. « J'étais en plein rendez-vous, si tu vois ce que je veux dire, tu me dois un rencart, présente moi un de tes potes, un mec ou une fille, j'm'en fous. » Un ricanement sortit de la bouche de Ki Suk. Ricanement qu’elle ne tenta d’ailleurs même pas de maîtriser. Elle se redressa et commença à lui ébouriffer les cheveux de sa main droite, comme elle le ferait pour un chien. « Toi ? Un rendez-vous ? Arrête, elle est merdique ta blague. N’empêche que t’es venu comme un bon petit clébard, j’t’ai bien dressé ! » Elle se tut ensuite pour le laisser parler, avant de détourner la tête pour regarder l’homme qui venait de sortir et fixait Ji Seop d’un drôle de regard. Ki Suk leva les yeux au ciel, avant d’assener un petit coup de poing contre l’épaule du jeune homme, tandis que l’autre type était en train de rentrer. La demoiselle qui elle-même avait une attitude incompréhensible aux yeux des autres, ne comprenait jamais ce qui motivait les actions des personnes qui l’entouraient. Mais d’un autre côté, elle ne s’en souciait nullement non plus, elle avait déjà assez à faire avec ses propres pensées. « Au fait, ta bouteille, tu va t’la payer toi-même, Oppaaaaa. » Elle avait accentué de manière assez visible ce mot, pour bien montrer qu’elle ne l’utilisait que pour se moquer de lui. Elle n’utilisait jamais ce mot, habituellement, favorisant les mots « idiot » et « connard », qui convenait tellement mieux pour exprimer ce qu’elle ressentait !

Elle se dirigea ensuite vers l’entrée du supermarché, d’un pas calme et lent, sans même accorder un regard à ceux qui se pressaient également pour rentrer. Se connaissant, elle savait que si elle faisait attention à eux, elle ne pourrait pas s’empêcher de s’énerver et de leur faire un sale coup. Déjà qu’elle avait tendance à réagir très mal quand quelqu’un osait la bousculer… Elle avait promis à Ah Jin de se tenir à carreau en présence d’une foule, pour ne pas trop se faire remarquer, voire pire, embarqué par la police. Ce serait vraiment pas l’idéal, ça, étant donné qu’il avait fait effacer toute donnée d’elle et que du coup, elle n’était connue de nulle part, ce qui donnerait probablement lieu à une enquête. Or, ils n’avaient pas besoin de ça. Même si elle trouvait ça terriblement chiant et que ses pulsions violentes la poussaient à chercher quelqu’un pour se battre, elle avait décidé e se contenir, pour son gang. Une chose qu’elle ne faisait que rarement : le sacrifice de soi. Il n’y avait que pour eux qu’elle était prête à mettre sa fierté de côté.

Finalement, elle passa les portes, s’arrêta une fois à l’intérieur et se retourna brièvement pour toiser Ji Seop. « Bon, bouge-toi, j’ai pas toute la journée ! » Petit mensonge, bien sûr que si, elle avait toute la journée. Ce n’était pas comme si elle avait grand-chose à faire, non plus, elle passait quasiment tout son temps à s’emmerder en squattant l’appartement comme une âme en peine et en hantant ses colocataires à qui elle cassait d’ailleurs les oreilles. Ça, c’était vraiment une activité qu’elle arrivait à accomplir avec brio et sans donner beaucoup d’efforts. QUoiqu’il en soit, elle se détourna donc à nouveau et s’avança dans le supermarché, sans s’inquiéter pour Ji Seop : il était un grand garçon maintenant, il n’aurait pas de mal à la rattraper. Surtout que Ki Suk avait besoin de lui pour payer, il ne faut pas l’oublier.
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MessageSujet: Re: Frigo vide, tous aux abris ! [PV Ji Seop] Lun 16 Juil - 16:36

frigo vide, tous aux abris !
ji seop & ki suk

prochaine vie : clébard



Il y a des moments où il m'arrivait de me demander 'pourquoi est-ce que je fais ça ? ', 'pourquoi est-ce que je suis comme ça ?'. Je ne jugeais presque jamais mes actions passées et ne pensais jamais à mes actions futurs, en gros, je ne pensais qu'au présent, et au mien. Alors parfois, je me disais 'pourquoi je suis ami avec lui ? ' ou bien 'pourquoi je vais la voir, elle ?'. Quand j'y pense, je n'ai pas vraiment besoin des autres, la plupart du temps, ils sont là pour me bloquer dans ce que je veux faire, et du coup, je ne fais que m'énerver contre eux parce que si je veux faire quelque chose, je le fais. En fait, ça m'échappe à moi même, le fait qu'il y ait quand même des gens que je laisse me guider, me dire quoi faire. Comme elle. Parfois je me demande si je l'apprécie, et si elle m'apprécie aussi vraiment. Les rencontres se basent vraiment sur rien. La nôtre était dûe au mensonge, rien de bon, mais pourtant, on est là, à parler, à se cotoyer, à faire un bon du chemin de nos vies ensemble.
Alors que je lui demandais pourquoi elle ne m'avait pas rejoint, elle se contenta de me regarder avec ce visage impassible, une sorte de grimace d'exaspération se dessina sur mon visage mais elle disparut aussi vite qu'elle était apparue. Voilà pourquoi des fois je me demande vraiment ce qu'elle pense que je suis. Je fixais les verres de ses lunettes sans avoir la moindre apportunité de savoir où elle regardait, sur le coup, je maudissais son attirail et me promettais de le lui enlever dès qu'elle ne ferait plus attention.

« - J'étais en plein rendez-vous, si tu vois ce que je veux dire, tu me dois un rencart, présente moi un de tes potes ou une fille, j'm'en fous.
- Toi ? Un rendez-vous ? Arrête, elle est merdique ta blague. N'empêche que t'es venu comme un bon petit clébard, j't'ai bien dressé! 
»

Alors qu'elle ricanait sous mon nez, je me contentais de souffler, blasé, comme si ça ne m'atteignait pas. Je me dégageais le plus rapidement lorsqu'elle ammena sa main à mes cheveux mais je ne fus pas assez rapide et elle réussi à me toucher. Je lui sortais alors 'tssss' réprobateur et repassais ma main dans mes cheveux pour les remettre en place, enfin si c'est ce qu'on pouvait appeler du 'en place', c'était plutôt du 'en place effet pas en place' en fait, mais c'est ce qui fait mon charme alors il faut que j'y fasse attention.

« - Dis plutôt que t''as pas d'amis à me présenter, ça ira plus vite. Excuse moi d'avoir du succès, moi au moins j'ai un caractère qui attire les gens pas comme certaines. »

Je lui lançais un petit sourire moqueur et remettais en place la lannière de la sacoche de mon appareil photo sur mon épaule puisqu'elle commençait légèrement à se casser la gueule. Puis, dans ma barbe, je lui lançais en grommelant :

« - Et le bon petit clébard il t'emmerde. »

Ce n'était pas forcément méchant de ma part, juste histoire de le dire. Si j'avais vraiment voulu être méchant, je ne l'aurais pas dit pareil. Sur le coup de poing que je me prenais à l'épaule, je sortais un léger aïe et me massais l'épaule en la regardant avec un regard noir. Moi ? Chochotte ? Jamais. Je tiens à mon corps, c'est tout. Par reflexe, ensuite, je lui assénais le même coup à l'épaule. Si je commençais à me laisser faire, à coup sûr, elle profiterait de moi, j'en étais plus que certain. Puis, alors que la personne qui m'avait dévisagé entrait dans la supéreette, je me penchais vers elle et lui murmurais à l'oreille :

« - Tu vois, le succès, le vrai, je te donnerais des cours si tu veux, même si j'ai peur que ton cas soit désespéré... »

Un sourire mesquin étira mes lèvres et je passais une main dans mes cheveux, en profitant pour m'étirer avec un air de goujat sur le visage.

« - Au fait, ta bouteille, tu vas t'la payer toi-même, Oppaaaaa.
- J'ai pas pris d'argent, Unniiiiiie.
»

J'aimais pas quand elle m'appelait Oppa, ça voulait dire que j'allais me faire dupper. J'sais pas pourquoi, d'une, peu de personne ose m'appeler Oppa, et de deux, c'est encore pire quand c'est elle. J'insistais moi même sur le Unnie avec un air terriblement homosexuel dans la voix, et surtout un air tout fière. J'avais beau être bi, je n'utilisais jamais ce terme, encore moins celui de Noona. Ou alors c'était seulement en dérision. Je n'avais jamais rencontrer personne qui méritait une marque de respect de ma part, sauf peut-être une, Théo, mais ce n'est pas pour ça que je l'appelais Dongsaeng non plus. Le mieux que je pouvais faire, c'était Théo-a. Ça n'allait jamais plus loin, avec personne. Et puis c'était plus marrant de les utuliser dans l'ironie comme je venais de le faire, et comme elle venait de le faire elle même. Pour tout vous dire, elle l'aurait dit sérieusement que j'aurais flippé grave.

Je la suivais et entrais derrière elle dans le supermarché. Mon premier reflexe fut de le parcourir du regard pour voir si il y avait beaucoup de monde ou pas. Je le faisais assez discrètement cette fois, car je savais que Ki Suk n'était pas au courant de mon agoraphobie et je ne voulais pas paraître suspect, mais il y a des fois où je suis capable de vraiment faire le tour du magasin en entier ou monter sur une étagère pour inspecter tout l'endroit. Une fois ça m'est arrivé, j'étais dans une gallerie de photos, l'architecture faisait penser à celle d'un supermarché avec des allées et tout et tout, et là, au coin d'une allée, justement, je me suis retrouvé nez à nez et propulsé au milieu d'une classe de lycéens qui devaient être une trentaine et j'ai fais une crise d'angoisse au milieu de tous ces gosses qui me mattaient avec un air ébais, et par cause d'instabilité psychologique, soit disant, le propriétaire avait refusé mes œuvres. Pff. Bref, méfiance est mère de prudence ou un truc comme ça, bref, je me ferais plus jamais avoir. Mais là, pas besoin d'être bilgeux pour comprendre qu'il n'y avait pas grand monde, c'était calme, avec juste quelques personnes qui trainaient.
Alors qu'elle se tourna vers moi, je m'arretais et la toisais du regard. Qu'est-ce qu'elle allait me sortir cette fois ?

« - Bon, bouge-toi, j'ai pas toute la journée ! »

Je la regardais avec un air distant et l'imitais parler. J'étais juste derrière elle, quoi. Comment elle me traitait, je vous jure, je me demande encore pourquoi j'ai pas fait demi tour. Je m'ennuyais pas particulièrement, j'avais mon appareil photo à tester, et pourtant j'étais là.

« - Quelle gentilesse... »

Elle recommença à marcher sans faire attention et je commençais à râler tout seul dans mon coin. Que je sois seul ou accompagné, j'avais toujours cette habitude de parler tout seul, décidèment. En plus elle m'énervait avec ces lunettes... Je la rattrapais alors sans problème en quelques enjambées, j'étais plus grand qu'elle alors c'était pas difficile. Et sur le coup, ça me fit rire, parce qu'en une enjambée, elle devait déjà au moins en faire trois. Sur le coup, je fus gagné d'une sorte de fou rire incontrôlable que je tentais de cacher en remontant le col de ma veste et en me cachant à l'intérieur. Elle n'avait jamais subi vraiment une de mes crises dû à ma bipolarité, la plupart du temps, j'étais toujours dans un jour vraiment normal quand je la voyais, j'étais ni 'trop bien' dans le sens hystérique, ni 'trop mal' comme celui où je suis ultra dépressif à ne pas parler ni rien, je ne sais pas pourquoi, elle n'était jamais tombée dans ces jours là, et dans mes souvenirs, je ne me souviens pas avoir eu de dérapage comme celui-ci. Je n'avais pas envie qu'elle soit au courant de ça, c'était trop personnel pour nous et notre relation. Et comment expliquer ce qui me passe par la tête avec un fou rire comme ça ? Je finis par me mordre la lèvre pour me contrôler, je ne savais déjà plus pourquoi je riais mais j'avais envie de rire.
Heureusement, une chose me rappela à l'odre. Je l'attrapais par l'arrière du col de sa veste en cuir et la trainais derrière moi jusqu'au rayon alcool. Je la plantais devant la rangée pleine de bouteille, la regardant avec des yeux plein d'étoiles.

« - Fais ton choix, j'suis pas difficile, pique ce qui est le plus facile pour toi. »

Je me tournais vers elle et regardais avec un air insatisfait ses lunettes de soleil. Je les lui enlevais et les mettais sur mes yeux. Mais comment elle faisait pour voir avec des engins comme ça à l'intérieur du magasin ? Je m'amusais à les enlever et les remettre en m'extasiant de la différence de la vision à chaque fois, un sourire amusé sur le visage.

« - Ptin, t'as payé ça combien ? C'est du truc de compète ton truc ou quoi, haha ? »

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MessageSujet: Re: Frigo vide, tous aux abris ! [PV Ji Seop] Sam 21 Juil - 23:28


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Ft. Ki Suk & Ji Seop
Ji Seop rit, ce qui fit froncer les sourcils de Ki Suk, bien qu’elle ne se retourna pas pour autant. A vrai dire, elle s’en fichait un peu, même si elle ne voyait rien de drôle à la situation. En fait, il y avait peu de choses qu’elle trouvait drôles, elle n’avait pas un sens de l’humour très développé, comme de nombreuses personnes le lui avaient déjà dit, à cause de son caractère susceptible un peu trop marqué. C’est alors que Ji Seop la prit par le col de sa veste, pour la traîner un peu plus loin. Sa première réaction fut de lui envoyer un coup de poing dans la tête, sauf que c’était légèrement impossible dans cette position. Elle se contenta donc de se débattre légèrement, en lui sortant toutes les insultes qui lui passaient par la tête à ce moment précis, jusqu’à ce qu’il la lâche finalement, devant l’étagère des alcools. Elle leva les yeux au ciel, bien qu’elle-même fût accroc à ces délicieuses boissons. « Fais ton choix, j'suis pas difficile, pique ce qui est le plus facile pour toi. » On aurait dit un gosse. Ki Suk n’aimait pas les gosses. Elle lui donna un autre petit coup de poing dans l’épaule, dans lequel elle mit à peine assez de force pour que le destinataire le sente. « Pique c’que tu veux toi-même et démerde-toi avec, t’es grand, maintenant, même si t’as toujours la mentalité d’un gosse. » Néanmoins, elle ne put pas s’empêcher de se tourner vers les bouteilles pour regarder les étiquettes. Il y avait tant de choix ! Et tous les classiques, comme de la vodka, que la demoiselle affectionnait particulièrement. Elle en buvait dès qu’elle pouvait, ce qui avait le pouvoir d’exaspéré Ah Jin, qui aurait préféré qu’elle freine un peu ses consommations.

Ji Seop la regardait. Ki Suk craignait le pire. Qu’est-ce ce qui se tramait donc dans cette petite tête ? Probablement pleins de choses et elle préférait ne pas savoir, elle en avait des migraines d’avance. En plus, elle n’avait strictement pas envie de connaître les pensées du garçon, elle savait d’avance que cette expérience serait… peut-être pas non plus traumatisante, mais en tout cas ce serait forcément éprouvant. Pourtant, même si elle le voulait vraiment, elle n’eût pas à attendre longtemps la réponse à sa question muette. Il lui vola ses lunettes, avant de s’amuser avec. « Ptin, t'as payé ça combien ? C'est du truc de compète ton truc ou quoi, haha ? » Sans eux, Ki Suk se sentait comme nue, vulnérable. Elle détestait ses yeux et ne tenait absolument pas à ce que d’autres personnes les voient. Ce fut pour cette raison que la colère gronda comme un torrent en furie dans ses veines et qu’elle s’énerva contre Ji Seop. Déjà qu’elle avait tendance à être colérique, quand on touchait un point sensible, il fallait craindre le pire… Elle lui arracha les lunettes – et elle aurait aimé lui arraché son sourire de la bouche, également. « Non mais t’es con ou quoi ? Si tu refais ça, j'te jure que j'te bute. » Si elle s’écoutait, ça aurait pu facilement dégénérer, sauf qu’une vendeuse les observait, non loin, prête à intervenir à tout moment. A intervenir en appelant quelqu’un – la police, peut-être ? – ce qui serait vraiment dommage, étant donné les efforts qu’elle devait fournir pour laisser son casier aussi blanc que la neige. Certes, dans le pire des cas, il suffirait de les hacker pour supprimer tous les documents compromettants, mais ce ne serait pas non plus un jeu d’enfant. Et c’était dangereux. Ki Suk regarda donc la vendeuse, tout en remettant ses lunettes de soleil « Qu’est-ce que tu regardes, toi ? » Elle regarda à nouveau Ji Seop, en se rappelant ses propres paroles, qu'il avait dîtes un peu avant. « Oh, mais peut-être que tu veux te la faire, elle aussi. Vas-y, montre-moi tout ton talent, j’regarderais pas. » Puis elle se détourna et s’éloigna, pour tenter de se calmer. Elle inspirait et expirait tour à tour, la méthode idéale, normalement. Sauf pour elle. D’un autre côté, elle était une exception pour beaucoup de choses, ce n’était donc pas vraiment rare.

Ki Suk marchait à travers à travers les rangées, en direction d’un rayon nourriture. Son ventre gargouillait et ce n’était vraiment pas agréable, au contraire, ça participait grandement à augmenter son énervement. Elle détestait avoir faim, pour elle, chaque aliment était quelque chose de précieux, qu’il ne fallait surtout pas gâcher. Elle croisa les bras, ferma les yeux un instant, avant de se choisir quelque chose.
© Belzébuth


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HAN KI SUK
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Frigo vide, tous aux abris ! [PV Ji Seop]

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