AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

{flashback} Chut ! C'est un secret [PV Théo]

avatar
PARKER Abby
Féminin Messages : 15
Date de naissance : 23/10/1991
Date d'inscription : 29/05/2012
Travail : Vendeuse dans une boutique de vêtements
Orientation sexuelle : Hétéro
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: {flashback} Chut ! C'est un secret [PV Théo] Mar 3 Juil - 21:10

[...]

Bon alors si là Théo n’a toujours rien compris, c’est qu’il est vraiment... vraiment... qu’il ne comprend rien à la vie. Sa seule réaction, son ventre qui gargouille ? Non mais, il pense peut être que je n’ai pas entendu ! Depuis tout à l’heure je me tue à lui dire ce qu’il souhaite tant entendre, et là, j’ai comme l’impression qu’il fait semblant de m’écouter, il a l’air totalement distrait. Ou peut-être... peut-être qu’il a toujours été comme ça lorsqu’il réfléchissait ? C’est vrai qu’on n’a pas souvent l’occasion de se voir, alors même qu’on habite ensemble. Et donc l’occasion de le voir en pleine réflexion, encore moins. M’enfin bon, faut tout de même avouer que là, il tire une drôle de tête. Mais là n’est pas la question. Tout de même, je crois que je ne réalise toujours pas que je viens de dire à mon ami avec lequel je vis qu’en réalité je me prostitue. C’est vrai, je pense qu’en temps normal j’aurais été très nerveuse, encore plus que ce que je suis déjà, mais là, après le lui avoir dit, je me sens soudain soulagée. Ce qui est tout de même assez normal je suppose, m’enfin, c’est évident que je me sente plus légère après lui avoir dit une telle chose, ça me rassure de pouvoir partager une chose aussi importante avec un proche, ce que je n’avais jamais fait jusque-là. Du coup cette situation devrait encore plus me stresser étant donné que pour la première fois je vais avoir l’avis d’un proche concernant ma « profession ». Mais bizarrement, je me sens plutôt confiante avec Théo à mes côtés. Mais il est évident qu’avec un ami comme lui, on n’a aucun souci à se faire. C’est vrai que je n’y prêtais pas réellement attention à l’époque, mais maintenant, je me rends compte que Théo est vraiment le type de mec parfait. Décidemment, je ne réalise vraiment pas la chance que j’ai de vivre avec un tel homme.

- Écoutes Abby, quoi que tu fasses je respecterais ton choix seulement ...

Seulement quoi ? Parle Théo, je t’en prie ! Je veux savoir ce qu’il veut me dire, je veux qu’il termine sa phrase, qu’il me dise ce qu’il en pense, lui, qu’il me dise si cela le dégoute, si je lui dégoute, mais je peux toujours espérer. Même s’il le pensait réellement, Théo ne me dirait jamais de telles choses. Il est beaucoup trop gentil pour ça. En même temps, je dois admettre que c’est mieux comme ça.

- Vraiment, je préfère entendre les vérités sortir de ta bouche plutôt que de me faire de fausses idées, tu comprends ?


Sur ces dernières paroles, je me levais soudain du fameux clic-clac me positionnant face à Théo. Je le fixai dans les yeux, étant à la fois prise d’une colère encore indéfinissable et d’une sorte... d’éblouissement. D’abord, j’étais énervée parce qu’il ne m’avait pas réellement dit ce qu’il en pensait, et pourtant je pense que c’est mieux de cette façon puisque sinon je sais déjà dans quel état j’aurais été, c’est-à-dire que j’aurais certainement été triste, déçue, dégoutée.. m’enfin tout ce que vous voulez, à moins qu’il me dise qu’il adore ça et qu’il meurt d’envie de tenter l’expérience avec moi... Mais ça m’étonnerait. Et puis, ce n’est pas comme si j’allais me réjouir d’entendre une telle chose ! (quoique.. non quand même pas !) Donc c’est mieux comme ça ! Mais... je fus soudain reprise de cette colère que l’on ne peut définir et je commençai à lui dire des choses insensées :

- Oui mais.. c’est vraiment tout ce que ça te fait ? Ça me fout tellement en rogne de n’entendre que ça sortir de ta bouche après tout ce que je viens de t’avouer !

Non mais... qu’est-ce qui me prend ? Pourquoi s’énerver alors qu’il est tout simplement adorable avec moi..? ...Quelle idiote.. Je m’en veux tellement de lui avoir dit ces choses-là.. je recommence à m’énerver pour un rien... Ce n’est pas ça que je devais lui dire. Ce que j’aurais dû faire, c’était le remercier, et moi je l’engueule parce qu’il ne me donne pas son avis qui doit certainement être..négatif... Non mais quelle cruche je suis... Et pourtant, je suis toujours comme ça, alors que les gens sont bons avec moi. Et puis ce n’est pas la première fois depuis le début de la conversation, je m’étais même déjà excusée... D’ailleurs, c’est peut-être ce que je devrais refaire... Oui, déjà qu’il est génial avec moi,.. il me laisse vivre avec lui alors que...

- Je ne sais pas ce qu’il me prend depuis tout à l’heure mais vraiment, ce n’est pas ce que je voulais te dire.. Je m’excuse réellement.. Tu dois certainement me prendre pour une folle.. Ne t’inquiète pas je n’ai pas pris de substances bizarres ni...

Je m’arrêtai soudain de parler, me rasseyant comme un robot à côté de Théo.
Non mais là je pète complètement les plombs. Je lui dis vraiment n’importe quoi ! Mon dieu, quelle idiote ! Substance.. mais quelle substance ?! Maintenant il va penser que je fais d’autres trucs de malades quand je ne suis pas à la maison, et va penser qu’il vit avec une vieille tox’ qui se prostitue ! Génial ! Mais.. et si ça se trouve, le mec de cette nuit m’a ajouter quelque chose de bizarre dans mon verre, voilà pourquoi je suis dans cet état-là ! Mais oui !!! Mais.. non, c’est impossible. Je ne connais rien qui permet de rendre une personne totalement débile. Donc la seule possibilité est qu’en fait, je suis tellement nerveuse que je ne sais plus ce que je suis en train de faire. Oui voilà c’est tout à fait logique. J’éclatais soudain de rire, repensant à ma situation. Théo devait décidemment me prendre pour une folle, mais je ne m’arrêtais pas là. Je cessais soudain de rire, puis je regardai fixement mon ami. Je ne comprenais toujours pas pourquoi il était toujours aussi gentil, bon avec une personne comme moi, même dans une telle situation. Puis je repensai à ce que je serais devenue sans lui... Je continuai à regarder mon ami, puis je me jetais soudain dans les bras de mon colocataire, ayant une envie folle de le serrer dans mes bras.

- Vraiment, merci pour tout...

Peu importe la situation, je tenais absolument à lui faire ces remerciements.
avatar
BAEK Théo
Masculin Messages : 71
Date de naissance : 13/03/1992
Date d'inscription : 27/05/2012
Travail : Serveur
Orientation sexuelle : Hétérosexuel
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: {flashback} Chut ! C'est un secret [PV Théo] Jeu 12 Juil - 15:07

    - Vraiment, je préfère entendre les vérités sortir de ta bouche plutôt que de me faire de fausses idées, tu comprends ?


    Et si jamais elle trouvait le moyen de s'énerver ? Ou pire, de s'effondrer en larmes, qu'est-ce que je ferai ? Parce que entre nous, je ne suis pas le mec le plus compréhensible avec les filles. Enfin je veux dire, trouver les bons mots et tout … bordel ce que c'est difficile ! Puis le pire c'est que parfois tes paroles sont mal comprises et dans ce cas là, c'est assez merdique pour essayer de rattraper le coup. Mais bon, mieux vaut ne pas faire de prévisions trop hâtives, ça ne sert à rien !
    Mon ventre gargouillait encore et toujours; c'était méga lourd là. En plus il me semble qu'Abby s'en était rendue compte. Bon vous allez me dire que ce n'était pas la fin du monde, comparer à sa confession mais … voilà quoi. Toujours est-il que j'ai envie de dire « Bref, mon ventre gargouillait » - non non, je ne fais pas de pub pour Canal+ ♥ -.
    Quelques secondes voir quelques millièmes de secondes après cette pensée, Abby se leva précipitamment du clic-clac, l'air quelque peu agacé, énervé. Quand je dis que les gens peuvent mal interpréter nos paroles, je ne disais pas ça pour faire genre. Maintenant, il va falloir que je m'excuse alors que je n'ai rien fais de mal. Décidément, si je lui dis vraiment ce que je pense, je vais la blesser mais dans le sens contraire, je vais la saouler. Heureusement qu'elle ne m'annonce pas tous les jours qu'elle se prostitue, j'vous l'dis moi !

    - Oui mais.. c'est vraiment tout ce que ça te fait ? Ça me fout tellement en rogne de n'entendre que ça sortir de ta bouche après tout ce que je viens de t'avouer !


    Heureusement que j'arrive à me contenir sinon, j'aurais littéralement pété un câble. Non mais pourquoi elle le prend comme ça ? Limite j'ai dis quelque chose de mal ou je ne sais quoi ! Et puis qui devrait être le plus en rogne après ce qu'elle vient de me dire ? J'aimerai la prendre par les épaules et la secouer un bond coup pour que ces idées se remettent un peu en place ! Et puis pourquoi pas, lui lâcher toutes mes arrières pensées et compagnie, hein. Je ne comprend rien mais alors rien du tout sur la personnalité des nanas; trop compliqué pour moi ! Ce qu'elle peut m'énerver parfois avec son caractère de mouche, c'est exaspérant. Enfin je dois quand même avouer que je ne lâche que très rarement mes nerfs sur elle, même quand elle en aurait bien besoin comme maintenant. La raison pour laquelle je ne dis rien ? Haha, bonne question les gens. Parce qu'elle est juste adorable et que je ne veux pas lui faire de peine ? Huhu, peut-être. Parce qu'elle me fait de l'effet ? … … Non mais c'est pas le moment de penser à ça hein, et puis Abby c'est comme ma meilleure amie alors c'est impossible et, je, je, … NOON ! Punaise, il se passe pleins de trucs dans ma tête en quelques secondes, c'est effrayant. Il faudrait que je songe à prendre rendez-vous avec un psy, je commence à me faire peur à moi même.

    - Je ne sais pas ce qu'il me prend depuis tout à l'heure mais vraiment ce n'est pas ce que je voulais dire.. Je m'excuse réellement.. Tu dois certainement me prendre pour une folle.. Ne t'inquiète pas je n'ai pas pris de substances bizarres ni..


    Pourquoi elle me parle de substances ? Ça voudrait dire que … Raah mais alors je vis avec une fille qui se prostitue ET qui se drogue !! Mais, mais, si ça se trouve elle cache du crack dans la maison et quand je suis pas là, elle invite des dealeurs et tout ! Peut-être qu'un jour des types supers chelous viendront pendant mon sommeil et me séquestrerons si je leur file pas la drogue qu'Abby leur a volé ! Je suis un mec fichuuuuuuu, bouhouhou. Mouais bon, je délire là … je fais méga pitié quand même. Si jamais Abby a un don pour lire dans les pensées, elle se rendra vite compte que le fou entre nous deux ce n'est pas elle mais moi. Quoi que, avec son caractère lunatique, on pourrait faire une thérapie de groupe, ça serait fun - ou pas -. Arf, je viens de m'imaginer un truc là. Imaginez ce qu'elle doit penser en ce moment … Si son cerveau est un fouillis comme le mien, on est pas sortit de l'auberge les amis ~
    'Fin bref pour en revenir au sujet principal, tout en gardant la tête sur les épaules, je pense pas qu'elle prenne de substances. J'suis un gars assez bizarre de l'intérieur et pourtant je ne me drogue pas; elle peut être pareille.
    Abby était à croupis devant moi et, la vue de haut était quelque peu … chaud lapin ? J'y crois pas de dire ça à propos d'une fille que je considère comme ma propre sœur ! Mais faut quand même avouer que d'habitude je la vois dans de simple jogging + sweet. Alors croyez moi, de la voir dans une petite robe extra moulante ça fait un choc ! Et puis merde, j'suis un mec, je vais pas m'empêcher de mater de belles filles hein ! Ouais quoi que … Mes yeux se dirigeaient doucement vers son décolleté et dès qu'ils furent en « contact » avec sa poitrine, mon rythme cardiaque s'accéléra et pas qu'un peu. Je me trouve dégueulasse, j'ai envie d'aller me pendre … Je suis horrible, un vieux pervers de 20 ans certes, mais un vieux pervers. Baaah je me répugne à moi même, j'suis vraiment beurk comme type. En effet, je ne me répète pas du tout, mais j'insiste sur le fait que c'est HOR-RI-BLE de faire ça !!
    À peine j'eus fini de penser à tout ça extrêmement vite, Abby s'était rassise à côté de moi. Elle s'était peut-être rendu compte que mes yeux n'étaient pas du tout diriger vers la bonne direction ? La honte ! Je posais mes coudes sur chacune de mes cuisses et prenais ma tête entre mes deux mains. Je n'avais qu'une envie: me cacher dans un trou à souris. Heureusement pour moi, je ne rougis pas facilement. Ça aurait fait bien flag' sinon et j'aurais été dans le caca bien profond là.
    Et voilà qu'elle se met à rigoler aux éclats ! Peut-être que la situation l'amuse voir … l'excite ? Berk mais non, une fille ne fonctionne pas comme un mec ! 'Fin en y pensant, je ne suis pas excité à chaque fois qu'une fille me mate … Bref, on s'en bat le steak. L'histoire est qu'elle passe de la « gueulante » aux rires. Qu'est-ce qui pourrait être drôle hormis mes yeux baladeurs ? Ou alors elle pense au dernier épisode des Simpson qu'elle a regardé ?

    Ouais bon ok je l'avoue, je me suis choppée une barre avec cet épisode --':
     

    Ou alors à rien … Puis c'est alors qu'elle s'arrêta soudainement. Vu que je ne la voyais pas, je pensais à un arrêt cardiaque du à ses cachets appelés « substances » - finalement peut être qu'elle se droguait, qui sait ? - et je me redressais donc pour voir ce qu'il se passait. En fait, elle allait très bien. Elle me fixait droit dans les yeux avec un regard super addictif. Je me demandais sérieusement de quoi allaient-être fait les minutes qui allaient suivre. Peut-être aller t-elle me sauter dessus et m'arracher les habits ? Ça ne serait pas désagréable mais tout de même, nous ne sommes pas des animaux ! Je la regardais aussi, ses yeux étaient comme des aimants. De toute manière si je les quitter ne serait-ce qu'une seconde, mes yeux se dirigeraient de nouveau vers son décolleté. Et voilà qu'en fait, elle se jeta dans mes bras.

    - Vraiment, merci pour tout...


    Ouf, elle ne m'avait pas capté ! Puis ce petit câlinou, comment dire … effaçait toutes les idées bizarres que j'avais eu il y a de ça quelques instants. C'est dans des moments comme ceux ci que je me rend compte quand fait, Abby est belle et bien comme une amie et rien d'autre.. - pour le moment du moins -.
    Je la tapotais dans le dos doucement et je lui disais:

    - Ne me remercie pas, c'est normal. Et puis même si tu te prostitue, ça ne change rien à notre relation hein ? J'ai vécu avec toi jusqu'à aujourd'hui sans même le savoir alors on continuera ainsi.


    Vous y croyez ? Je lui ai enfin dis un mot venant de la famille de « prostitution ». Pour une fois je suis assez satisfait de moi, ce que je viens de dire est assez compréhensible et là, je pense qu'Abby ne va pas s'énerver.
    Je la repoussais un petit peu pour pouvoir la regarder dans les yeux. Elle avait les cheveux dans tous les sens; je prenais une mèche qu'elle avait sur le visage pour aller lui coincé derrière l'oreille. Je lui faisais un sourire puis je glissais:

    - Ce que t'es mignonne quand même ! Je suis content que l'on entretienne une relation comme celle là. Je veux dire, comme frère et sœur, j'adore.


    C'est vrai quoi, on s'entend super bien ! Enfin j'ai eu chaud quand même … Si je m'étais arrêté à « mignonne quand même », on aurait pu s'imaginer des choses. Je la reprenais dans les bras et cette fois ci, je frottais mes mains dans son dos. Rien d'ambiguë on est d'accord hein. C'est juste un geste amical, ok ?

    - Mais tu n'as jamais songé à trouver un … un « vrai » travail ? Tu sais, je peux t'aider à en trouver un, je serais ravis.


    À moins que ça lui plaise vraiment et qu'elle ne veule pas changer de boulot … D'un autre côté je m'en voulais un peu d'avoir casser l'ambiance. On était en train de se balancer pleins de gentillesses à la figure et voilà que je pose une question super importante. D'autant plus que peut-être Abby allait être mal à l'aise pour répondre. Quel idiot je fais !
avatar
PARKER Abby
Féminin Messages : 15
Date de naissance : 23/10/1991
Date d'inscription : 29/05/2012
Travail : Vendeuse dans une boutique de vêtements
Orientation sexuelle : Hétéro
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: {flashback} Chut ! C'est un secret [PV Théo] Ven 13 Juil - 19:01

A quoi Théo devait-il penser en ce moment ? Parce que bon, je ne veux pas dire mais je lui ai quand même sauté dessus comme ça, sans raison. M’enfin bon, la raison était que je mourrais d’envie de le serrer dans mes bras mais lui, il ne peut pas comprendre ce que je ressens. Bon après je m’estime heureuse qu’il ne m’ait pas violemment repoussée parce que la, je me serais sentie tellement minable ! Mais là, au contraire, il était en train de me tapoter dans le dos, un geste tellement mignon et rassurant ! Aaah on est tellement bien comme ça, on croirait voir un couple !

- Ne me remercie pas, c'est normal. Et puis même si tu te prostitue, ça ne change rien à notre relation hein ? J'ai vécu avec toi jusqu'à aujourd'hui sans même le savoir alors on continuera ainsi.


Théo... Comment est-ce qu’il peut être aussi bon avec moi ? Non mais sérieusement, ça ne le dérange vraiment pas que je passe mes nuits auprès de gros pervers dégueulasses... ? En même temps, je dis ça comme si on était un couple et que je lui annonçai soudain cette... cette terrible chose pour lui ! Oui c’est vrai, je suis vraiment idiote ! Je souriais alors toute seule, heureuse, repensant à ce qu’il venait de me dire. Ça fait tellement plaisir d’avoir une personne sur laquelle compter, lui faire confiance... Mais oooh, il est tellement mignon ce Théo, c’est fou ! Ça serait tellement génial qu’on puisse passer plus de temps ensemble... Je pourrais apprendre à encore mieux le connaître, lui de même... Et peut-être qu’on tomberait amoureux l’un de l’autre et que plus tard, on se marierait et que... qu’on aurait pleins d’enfants ! Non mais n’importe quoi, je me tape de ces films parfois... N’empêche que Théo papa, ça doit tellement être adorable ! Et moi la maman... Mais c’est toujours beau de rêver ! Comment un mec comme lui pourrait tomber amoureux d’une prostituée complètement folle ! Il faudrait être fou... M’enfin je dis ça mais faut dire qu’en temps normal je ne suis pas aussi débile que ça. C’est juste que là je suis complètement nerveuse face à cet être humain qui n’est autre que mon colocataire et dont je semble petit à petit tomber folle amoureuse... Mais alors j’ai peut-être une chance ! Mon Dieu qu’est-ce que je raconte ! Je ne me rends vraiment pas compte, et si je disais ça à voix haute inconsciemment ? Me connaissant, ça aurait pu être possible. C’est le fait de toujours être dans les bras de Théo qui doit me faire cet effet. Oui, c’est certainement ça, rien d’autre. Il m’a bien eu ! Il connait la technique pour faire tomber les filles ! Je ne le pensais pas comme ça mais pourquoi pas, je le vois bien un peu bad boy... Et puis il pense peut-être que je ne l’ai pas remarqué, mais je les ai bien vu ses yeux baladeurs ! Mais je n’ai aucune raison de lui en vouloir, en même temps c’est un mec, je suppose que c’est normal. Houla, je m’égare, là. Comme dit, ça doit vraiment être l’effet du câlin. J’aimerai qu’on reste comme ça encore des heures et des heures, je me sens tellement bien ! Oh non, il me repousse ! ça-y-est, il vient de se réveiller, et maintenant il va me demander de dégager ! ...Non, même pas, il me fixe dans les yeux, avec ce regard captivant..! Oh, il dégage les cheveux de mon visage, il est si mignon ! J’imagine bien la belle coupe de cheveux que je devais avoir..!

- Ce que t'es mignonne quand même ! Je suis content que l'on entretienne une relation comme celle là. Je veux dire, comme frère et sœur, j'adore.


Comme « frère et sœur » ? « j’adore » ? Bon eh bien, je peux réellement dire adieu à mes merveilleux rêves. En même temps, c’était beaucoup trop beau pour que ce soit vrai ! Mais au moins, il vient de me dire qu’il me trouve mignonne ! Bon il aurait pu dire belle aussi, je ne lui en aurais pas voulu. C’est lui qui est trop mignon dans l’histoire. C’est à moi de le lui dire ! Je lui fis alors un sourire ayant pour le moment aucun bon élément de réponse, et il me reprit dans ses bras à ce moment-là. Ce qui veut dire que lui aussi apprécie ça ! Bon, c’est déjà une bonne chose pour mes plans !

- Mais tu n'as jamais songé à trouver un … un « vrai » travail ? Tu sais, je peux t'aider à en trouver un, je serais ravis.


Mais pourquoi revenir soudain à ça ? On était tellement bien jusque-là. Je ne veux pas dire que c’est une question à éviter, au contraire. Il a en plus la gentillesse de me proposer de l’aide, mais ce que je veux dire, c’est qu’il aurait pu la garder pour plus tard. Parce que moi aussi, j’aurais bien aimé lui dire de belles et gentilles choses, mais s’il me ramène la question du boulot et tout le blabla dans toute cette belle histoire, je vais sembler une fois de plus stupide si je me ramène en lui disant « toi aussi t’es trop mignon ! ». Mais je m’en fous, je lui dirais ce que je pense, mais il faut d’abord que je lui réponde. Toujours blottie dans ses bras, je lui lançai :

- Heu... oui..


Mais merde alors ! Je n’ai vraiment mais vraiment pas l’air convaincante quand je parle comme ça ! Après il va s’imaginer que j’adore ce que je fais et que pour rien au monde j’arrêterai ça... Horrible !! Pourtant c’est bel et bien vrai, j’ai souvent songé à trouver comme il le dit un « vrai » travail mais je ne savais réellement pas comment m’y prendre. Pour trouver du boulot, faudrait déjà que je ne sois plus considérée comme une « clandestine ». Du coup je dois faire des demandes pour recevoir les papiers, mais si ça se trouve, je vais devoir attendre 10 ans avant de les avoir ou je ne sais trop quoi... Mais après tout, qui ne tente rien n’a rien ! Je m’écartai donc légèrement afin d’être bien face à Théo. La situation était quelque peu embarrassante : mon visage était à deux doigts de toucher celui de Théo. Je n’osais bizarrement pas trop m’écarter non plus : même si c’est gênant, ce n’est pas trop mal au final, au moins je sens son souffle, aha ! J’étais de plus incapable de le regarder dans les yeux, pourtant on était si proches ! Mais c’est tellement intimidant ! Et puis, j’ai beaucoup trop peur de voir l’expression de son visage... Je lui soufflai donc près de l’oreille :

- J’y réfléchi souvent... quand je pense à ce que je fais, je me dégoute... ...mais voila, pour une fille sans papier comme moi tu sais bien que ce n’est pas simple de trouver un vrai boulot... Mais merci, c’est tellement gentil de ta part de vouloir m’aider...

C’est affreux ! J’ai été sincère sur mes sentiments même si je suis sure qu’il aura pitié de moi, chose que je déteste, mais j’ai l’impression que tout ce que je dis n’a aucun sens ! Suis-je nerveuse à ce point ? J’ai le cœur qui bat à 100 à l’heure, c’est horrible ! On est beaucoup trop proche, c’est pour ça, mais... J’ai l’impression de devenir de plus en plus stupide. J’aimerai tellement changer de sujet, mais comment m’y prendre ? Peut-être que je devrai lui dire de ne pas s’inquiéter et que je trouverai bien une manière de trouver un vrai boulot toute seule... Même si je dois admettre que son aide me serait certainement d’une grande utilité...

- Mais vraiment, ne t’en fais pas. Je trouverai certainement un moyen... Tu as déjà fait tellement de chose pour moi, je ne veux pas t’embêter plus que ça...


Faut avouer que si jamais il me venait en aide, je me sentirai mal. Je me sentirai mal dans le sens où j’aurai l’impression de profiter de lui, de l’embêter, de lui faire perdre son temps.. Et ce n’est vraiment pas ce que je veux. Mais maintenant, ce n’est plus le moment de réfléchir. Ce qui est dit est dit. Je ne veux pas lui laisser le temps de répondre, je veux faire en sorte qu’il ne puisse plus rien me dire. Je levai donc mes yeux vers les siens, et je me rendais réellement compte d’à quel point nos visages étaient proches. Je me sentais rougir. Après l’avoir regardé fixement pendant un bon moment, je commençai à lui caresser ses doux cheveux puis mon regard se dirigeait doucement vers sa bouche : puis j’eus cette folle envie de l’embrasser. Je ne voyais pas pourquoi je devais me retenir, qu’est-ce qui pourrait bien m’interdire de l’embrasser ? Je fis donc ce que je souhaitais faire depuis un bon moment : je posai doucement mes lèvres sur les siennes. Je l’embrassai... Et si ça ne lui plait pas, tant pis pour lui.
avatar
BAEK Théo
Masculin Messages : 71
Date de naissance : 13/03/1992
Date d'inscription : 27/05/2012
Travail : Serveur
Orientation sexuelle : Hétérosexuel
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: {flashback} Chut ! C'est un secret [PV Théo] Dim 15 Juil - 1:05

    Peut-être n'allait-elle pas répondre à ma question ? Plausible … En même temps, avouons que je manquais terriblement de délicatesse. Je suis vraiment maladroit avec les filles.. Enfin, surtout avec celle là. Mais bon, ce qui était dit était dit.

    - Heu... Oui..

    Et dire que tout à l'heure c'est elle qui me reprochait d'avoir des réactions trop … « plates » ? « … C'est vraiment tout ce que ça te fait ? ». Je lui retourne la question. M'enfin là, tout de suite, présentement, j'en avais un peu rien à ciré de la façon dont elle venait de réagir. Abby avait parlé d'une façon si adorable que mon cœur en avait été tout retourné. Oui en effet, il m'en faut peu. Du moins cette fois ci.. Pourquoi est-ce que je réagis comme ça ? C'est vraiment chiant !! Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive avec elle mais la plupart du temps, nous ne sommes pas serrés l'un contre l'autre. Là, comment dire... mes sentiments s'intensifient du fait de notre chaleur corporelle. 'Tain je commence à parler trop bizarrement moi. Serait-ce dut à l'amour que je porte à l'encontre d'Abby ? De l'amour, haha. Non non, c'est de l'amitié très très forte hein !
    Abby me repoussait légèrement: j'apercevais de nouveau son visage. Je fixais longuement ses yeux marrons. Je n'avais jamais fait gaffe mais de près, elle est super belle. Puis son visage est tellement joli ! La pensée de posé mes lèvres sur ses joues me venait à l'esprit. En même temps, quand une fille si jolie est devant vous à quelques centimètres exactement de votre bouche, difficile de rester de marbre. Abby semblait quelque peu mal à l'aise face à cette situation. Peut-être que j'étais vraiment trop prêt d'elle et que ça la gênait ? Oui sans doute, il vaudrait mieux que je me repositionne. Seulement, j'en ai pas vraiment envie; je suis bien comme ça. Puis c'est alors que ma colocataire me glissa:

    - J'y réfléchi souvent... quand je pense à ce que je fais, je me dégoûte... ...mais voilà pour une fille sans papier tu sais bien que ce n'est pas simple de trouver un boulot... Mais merci, c'est tellement gentil de ta part de vouloir m'aider...

    Tu m'étonnes qu'elle doit se dégoûter ! Puis elle doit se sentir salie, ou quelque chose comme ça aussi . Mais si je devais être quelqu'un qui éprouve du dégout dans l'histoire, ce serait bien les salles pervers qui la touche oui ! Puis si ça se trouve, elle a déjà couché avec des gars de 50 balais ! Rien que de me l'imaginer dans les bras d'un autre, j'ai envie de lui casser la gueule. Oui j'aime pas la violence mais là … Plus je parle, plus j'ai l'impression d'être jaloux. C'est impressionnant quand même comment durant toute l'histoire mes sentiments ont évolués. Enfin je veux dire, je pense qu'ils étaient les mêmes au début de tout ça et bien avant mais, plus on avance dans la discussion, plus tout ça s'éclaircit. Dire que je suis amoureux serait-il exagéré ? Le mot « amoureux » me fait sans doute peur, j'sais pas. À chaque fois qu'une fille me plait, je bataille 36 ans à savoir si je la trouve juste belle ou si je l'aime. Bon le plus souvent j'y pense avant de m'endormir ou au boulot quand je m'ennuie mais avouons le tous, les toilettes sont sans doute le meilleur endroit pour méditer. Certes, c'est assez dégueu et on pense toujours aux bruits insolites que l'on peut y entendre mais vraiment, c'est l'endroit rêver; je vous assure ! Bon les filles je sais pas si ça réfléchit dans les WC hein.. Ensuite j'ai envie de dire que c'est comme pour l'histoire de péter. Les meufs vous diront toujours qu'elles ne l'ont jamais fait mais c'est impossible, on ne peut pas vivre sans émettre de gaz. C'est juste pour se faire une image, pour pas paraître crade. Ça y est, je pars en vrille. Faut vraiment que j'arrête. Mais je pense que c'est parce que je suis nerveux tout en étant excité. Non, pas de pensé perverse mais, je me sens tellement bien avec Abby, j'ai l'impression d'être un gosse qu'on a amené à Disney Land.
    Sinon, je dois avouer que je la comprend. D'autant plus qu'Abby n'a pas fait d'études bien précises il me semble. Enfin après cela n'oblige rien vu que de mon côté, j'ai commencé des études de droits et finalement, je suis serveur. Bon un autre problème se pose vu qu'elle n'a pas de papier mais on devrait trouver une solution. Sans même n'eus je le temps de la remercier qu'elle continua:

    - Mais vraiment, ne t'en fais pas. Je trouverai certainement un moyen... Tu as déjà fais tellement de chose pour moi, je ne veux pas t'embêter plus que ça...

    M'embêter ? Tssss, elle peut sortir des conneries parfois, ça en est affolant. Et puis trouver un moyen, elle en trouvera un mais quand on est à deux pour chercher, c'est tellement plus simple !
    Toujours est-il que pour le moment, nous n'avions pas bouger d'un poil. Étant plus grand qu'elle, je la regardait de haut. Cette fois ci, mes yeux ne dérapaient pas, je n'avais pas envie. En fait quand les yeux de la personne devant moi me captivent énormément, j'en oublis presque tout et je reste fixement sur ce point. Ça peut paraître louche; d'ailleurs Abby devait être mal à cause de ça. Oui, sans doute. Mais la voilà qui levait la tête en ma direction. Son regard se plongea dans le mien. À ce moment là, vous pouvez être le mec ayant le plus de sang froid possible sur terre, vous perdez tous vos moyens. J'essayais de rester concentrer, pour faire comprendre à Abby ce que je voulais. M'enfin je dis ça mais je ne sais même pas ce que je voulais. D'ailleurs en y pensant, peut-être qu'elle essayait de me dire quelque chose à travers nos regards ? Sa main se dirigeait lentement vers mes cheveux pour ensuite me les caresser. À vrai dire, je ne savais pas vraiment ce qu'il se passait, je me sentais bien, terriblement bien. Puis dans la foulé elle s'approcha, et déposa délicatement ses lèvres sur les miennes. Je m'attendais à tout sauf à ça. Ce qui voulait dire que peut-être, elle calculait son coup depuis tout à l'heure et pensait à pleins de trucs comme moi ! Sommes nous dans la même situation, à ne pas savoir ce que l'on ressent l'un pour l'autre ? Enfin pendant ce baiser, je peux vous assurer que je m'étais rendu compte de quelque chose: je suis bel et bien tombé amoureux d'Abby. Comment ? Je ne sais pas. Probablement en apprenant à la connaître, à l'apprécier avec ces qualités et ses petits défauts. Mes yeux étant toujours ouverts, je les fermaient pour apprécier d'avantage cet instant de plaisir. Embrasser une fille, ça ne m'était pas arriver depuis un long moment. Bon parfois j'ai des coups d'un soir mais récemment, pas à ma connaissance. Et puis embrasser une fille parce que je l'aime et non parce que j'ai envie d'elle... Vous me direz, ça peut être les deux mais généralement quand je sors en boîte et que je couche avec une nana, je suis pas amoureux hein. Mais bon, qu'est-ce que je m'en tape de ça, ma bouche est contre celle d'Abby ! Elle a fait le premier pas, je devrais peut-être continuer ? Oui, il fallait que je fasse quelque chose. Je passais ma main derrière sa nuque et notre baiser devint rapidement langoureux. Mon cœur battait à une vitesse impressionnante ! Je voulais rester comme ça pour toujours, que le temps s'arrête. Cependant, Abby voulait-elle la même chose ? C'est vrai quoi, un baiser peut partir sans même une once d'amour. Ce que j'essaye d'expliquer, c'est que peut-être mon amie se sentait tellement bien avec moi qu'elle eut envie de m'embrasser; comme ça, un smack d'amitié. Alors que moi, j'ai quand même virer ça au baiser langoureux.. Raah et puis merde j'en ai marre de me poser tant de questions ! J'ai pas envie d'arrêter ce moment si Abby apprécie et inversement ! Je décollai petit à petit mes lèvres des siennes, avec un goût d'amertume. Quand nos visages furent de nouveau assez prêt, je la fixai puis, je me reculai brusquement, de sorte à être en position initiale, avant tout cela. Je me passai la main dans les cheveux puis un sourire en coin se dessina sur mon visage. Cette fois ci, j'avais vraiment trop peur de regarder Abby. Elle devait sans doute me regardait bizarrement ou je ne sais quoi.

    - Abby je.. Pff je me sens tellement nul !


    J'ai envie de dire « Vas te cacher mon pote ! » Non mais tu parles d'une révélation ! Pour lui dire que je l'aime, je sors que je suis nul. Mais nœud-nœud de la vie oui !! 'Fin d'un autre côté, il est vrai que je me sentais nul. Je suis tombé amoureux d'elle sans même m'en rendre compte et aujourd'hui, comme ça, la voilà qui m'embrasse. Nous avons deux possibilités: soit, elle m'aime aussi et dans ce cas je.. je fais une crise cardiaque de joie ou alors, c'était en quelque sorte pour me remercier de tout ce que je faisais pour elle et je prend un gros râteau.

    - Abby, ça fait longtemps que j'ai pas ressenti ça pour une fille... ça me fait vraiment bizarre..

    Je me prenais la tête entre les mains et un rire crispé sorti de ma bouche. Décidément, je faisais tout de travers, c'était nul, NUUUL !!! Puis à ce moment je sais pas, j'ai sans doute eu un élan de courage. Parce que dans mon état normal, je n'aurais jamais dis ça, j'vous promet ! Je me redressai puis regardais de nouveau Abby fixement dans ses yeux. Aller savoir quelle était sa réaction, je n'en avais aucune idée; je ne voulais pas lire sur son visage. Finalement, je me lançai pour lui avouer:

    - Tout à l'heure à propos de notre relation frère / sœur.. j'ai vraiment dis que des conneries ! « J'adore » pas ça... l'état dans lequel je suis me fais détester ce sentiment. Tu imagines ? Je suis tombé amoureux de ma petite sœur ! C'est dingue hein ?


    Je me remis à rire. Ma nervosité était montée à un point, je ne pouvais plus me contenir. Le rire puis, mes mains tremblaient, je ne les contrôlais plus.. Je commençai à me mordre légèrement la lèvre inférieure, ce que je fais en temps de stress. Vite qu'Abby ouvre la bouche, qu'elle me dise quelque chose. Même un gros vent, qu'elle me dise ce qu'elle pense de tout ça. Ma tête entre les doigts, j'attendais, fébrile.
avatar
PARKER Abby
Féminin Messages : 15
Date de naissance : 23/10/1991
Date d'inscription : 29/05/2012
Travail : Vendeuse dans une boutique de vêtements
Orientation sexuelle : Hétéro
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: {flashback} Chut ! C'est un secret [PV Théo] Lun 30 Juil - 18:42

Cela faisait un petit moment maintenant que mes lèvres étaient posées contre celles de mon « colocataire ». En parlant de colocataire... Qui aurait pu imaginer qu’un jour j’embrasserai mon colocataire ? Alors qu’à la base nous n’étions que de pauvres amis, me voilà qui d’un seul coup tombe amoureuse de lui alors que j’étais seulement entrain de lui avouer des choses pas très charmantes au sujet de ma profession. Mais alors le pire dans tout ça c’est que dans un moment aussi « terrible » pour moi, je l’embrasse. A quoi devait-il bien être en train de penser en ce moment ? Si ça se trouve il est dégouté et se prépare à s’écarter... Ou peut-être qu’au contraire il apprécie cet instant ? Mais s’il appréciait réellement, il aurait certainement fait en sorte que ce baiser évolue. Car je ne veux pas dire mais depuis tout à l’heure on a l’air de vrais robots. Et puis si ça se trouve, il a toujours les yeux grand ouverts.. ! Peut-être qu’il est en état de choc ? Oh mon Dieu, je ne sais pas quoi faire, à l’aide ! Je devrais peut-être me reculer, je ne sais pas... Et c’est justement dans ce long moment de réflexion, comme s’il avait lu dans mes pensées, que Théo bougea enfin : il passait sa main derrière ma nuque avec une telle délicatesse, et qui me donna même des frissons, puis faisait enfin « évoluer » ce baiser comme je l’attendais tant. Cette sensation était tellement agréable. J’avais l’impression que cela faisait des siècles que je n’avais pas embrassé de garçon dont je suis tombée amoureuse. Après il faut dire que mon dernier petit copain, je l’ai eu à 14 ans. Depuis, je ne suis jamais tombée amoureuse. Cela fait donc maintenant 6 ans que je n’ai pas ressentie cette merveilleuse sensation. Je souhaitai que ce petit instant de bonheur ne s’arrête jamais. Mais je rêvais trop. Théo venait de décoller ses lèvres des miennes. A croire qu’il venait de réaliser ce qu’il venait de faire. Déçue, j’ouvrai lentement les yeux et je vis à ce moment Théo me fixer dans le creux de l’œil. Aaah, c’était ce regard qui me donnait des frissons, qui me faisait battre le cœur à 100 à l’heure. Mais vraiment, depuis quand est-ce que je suis tombée aussi amoureuse de lui ? Est-ce que je l’aime depuis un moment déjà mais c’est seulement aujourd’hui que je réalise combien je suis tombée folle amoureuse de cet être merveilleux, ou bien ça a été le genre de « coup de foudre » pas trop coup de foudre aujourd’hui ? Hmm... je pencherai plutôt pour la première situation même si jusque-là je n’avais jamais ressenti autre chose que de l’amitié pour Théo. Mais la deuxième situation avec le fameux coup de foudre, j’y crois pas trop. Mais enfin, pour le moment, le plus important n’est pas de savoir quand est-ce que je suis tombée amoureuse mais si cet amour est réciproque. Mais j’ai l’horrible impression que le fait que lui aussi soit amoureux de moi est impossible. Je pense qu’en fait, il a simplement décidé de m’embrasser... langoureusement juste pour me faire plaisir. Oui, ça doit certainement être ça, le connaissant à peu près, je peux vous assurer qu’il ferait tout pour me faire plaisir (enfin du moins je pense). C’est tellement mignon mais blessant à la fois... Je soupirai, puis après s’être regardé seulement quelques secondes à peine qui m’auront cependant permis de réfléchir abondamment, Théo s’écartait soudain. On aurait dit que nous étions redevenus deux étrangers, c’était affreux. Je le regardai avec intensité, mais il ne me prêtait aucune attention. Cette situation me rendait triste. J’avais l’impression que ce qu’il venait de se produire n’était qu’un simple rêve, rien d’autre. Pendant ce temps, Théo aussi ne semblait pas être dans son état normal ; il avait l’air perdu. Je le regardai : il passait sa main dans les cheveux, souriait... c’était un sourire en coin ! Certains ne comprendront peut-être pas ce sentiment mais je n’aime vraiment pas, mais alors vraiment pas ça ! Parce que ces fameux sourires en coin peuvent révéler tellement de choses ! Peut-être que par exemple il est.. gêné, nerveux, stressé, ou peut-être que cela manifeste sa quelconque satisfaction. Peut-être qu’il est heureux parce qu’il m’aime et qu’il a compris que sa bien-aimée était aussi tombée folle amoureuse de lui... Ou peut-être que ce sourire signifie en quelque sorte « ça y est, je vais enfin me la taper celle-là »... Aaah c’est affreux ! Pourquoi j’arrive à me poser tant de questions à cause d’un simple sourire en coin ! J’ai vraiment l’air d’une parano, là !

- Abby je... je me sens tellement nul !


Comment ? « Je me sens tellement nul » ? Mais qu’est-ce qui peut bien lui prendre pour dire une chose pareille ? Ah... j’ai compris...
J’essayai de regarder Théo dans les yeux mais j’avais l’impression qu’il essayait de m’éviter. Je fronçai légèrement les sourcils ; les larmes me montaient vite aux yeux mais Théo ne devait pas voir ça. Je gardai donc les yeux grands ouverts, toujours perdue dans mes pensées. Théo venait indirectement de me dire qu’il ne pouvait rien se passer entre lui et moi. C’est pour cette raison qu’il dit qu’il est nul, il ne savait pas comment dire que lui et moi, c’est impossible. Et c’est juste au moment où je m’apprêtai à lui dire qu'il n'avait pas à se sentir nul pour une telle chose qu'il reprit la parole en me disant :

- Abby, ça fait tellement longtemps que j’ai pas ressenti ça pour une fille... ça me fait vraiment bizarre...

Attend attend attend... ça voudrait dire que... que... houla... mon cœur se remettait à battre à 100 à l’heure. Je respirai un bon coup, tout en observant tous les faits et gestes de Théo : un drôle de rire, sa tête dans les mains... Il avait l’air tellement nerveux... Tout comme moi en fait. Et puis, comme à mon habitude, je replongeai comme ça dans mes pensées. Je me répétais plusieurs fois les dernières paroles de mon Théo. « ça fait tellement longtemps que j’ai pas ressenti ça pour une fille », « ça me fait vraiment bizarre »... Oui !! Théo m’aime ! Lui aussi est amoureux de moi ! Cet amour est réciproque ! C’est beaucoup trop beau pour être vrai ! J’ai peut être mal interprété ses paroles ? Peut-être qu’en fait j’ai tout compris de travers, et que... mais non c’est impossible ! Ses paroles sont pourtant bien claires ! Il est amoureux de moi ! Ou du moins il semble éprouver autre chose que de l’amitié (logique...) puisqu’il dit que ça fait longtemps qu’il n’a pas ressenti ça et que ça lui fait bizarre. Et à ma connaissance, depuis que je vis avec lui, il n’a pas eu de petite amie. A moins qu’il ne m’avait jamais rien dit parce que ça ne lui aurait rien apporté et qu’il l’invitait lorsque je n’étais pas à la maison. Déjà que je suis super jalouse de ses ex copines ! J’espère qu’il les a bien faites souffrir ! Ah ça m’énerve, je ne veux plus penser à ça ! Alors... mais.. Ça veut dire que j’ai vraiment tout compris de travers ! Mais oui, quand il me disait qu’il se sentait nul, ce n’était pas parce qu’il ne savait pas comment me dire qu’il n’éprouvait que de l’amitié pour moi, mais en fait parce qu’il ne savait pas comment me dire qu’en réalité, lui aussi est amoureux de moi ! Ah mais quelle cruche je suis ! Comment est-ce que j’ai bien pu interpréter cela de cette façon, c’était pourtant si logique !
Après ce petit moment de réflexion, je revenais à moi : j’avais l’impression d’avoir médité des heures et des heures. Mais c’est vrai, combien de temps cela fait que je suis dans cet « état » ? 1 minute ? 10 minutes ? Une demi-heure ? Mouais non ça ne doit pas faire bien longtemps, il ne m’en faut pas beaucoup pour réfléchir longuement moi (mouais je dis ça mais en réalité je ne peux pas vraiment savoir..). Faut dire que je reste toujours une bonne partie de la journée plongée dans mes pensées. Mais bref, on s’en fout totalement de ça ! Je levai donc les yeux puis je vis ceux de Théo plongés dans les miens. A croire qu’il faisait tout pour me faire craquer. Comment résister à ce regard ? Et puis, depuis quand est-ce qu’il me regarde ainsi ? Je me sentais à nouveau rougir. Je voulais sourire mais dans cette situation je serais passée pour une idiote. Je faisais donc un dur effort pour rester neutre.

- Tout à l’heure à propos de notre relation frère/sœur.. j’ai vraiment dit que des conneries ! « j’adore » pas ça... l’état dans lequel je suis me fait détester ce sentiment. Tu imagines ? Je suis tombé amoureux de ma petite sœur, c’est dingue hein ?

...Abby, respire. « Je suis tombé amoureux de ma petite sœur » : cette phrase tournait en boucle dans ma tête. J’observai profondément Théo, je le voyais rire, se mordre les lèvres. Je le fixai encore et encore, perdue dans mes pensées à nouveau, mais cette fois ci sans réelles pensées. Ce que je dis peut sembler étrange, mais je me comprends. Seule la dernière phrase de mon très cher amoureux tournait dans ma tête, rien d’autre. Il est tombé amoureux... il m’aime..! Théo m’aime ! On va pouvoir se balader main dans la main, se faire des câlins, s'embrasser encore et encore ! Je voulais me lever, sauter partout, faire la danse de la joie, crier, rire, sauter sur Théo ! Et c’est ce que je fis (à peu près...) : il était impossible pour moi de continuer à faire comme si de rien n’était, comme si cela ne m’atteignait pas ! C’est beaucoup trop dur pour moi de me contenir, je fais ce que j’ai envie de faire, quelle que soit la situation ! Je m’étais levée, mais finalement, tout ce que je fis, ce n’était que le regarder comme une idiote, sans même laisser afficher ma mine réjouie. J’avais l’impression d’être...paralysée. Et je commençai à m’éloigner inconsciemment, me retrouvant ensuite plaquée contre la porte de ma chambre. Je n’en revenais pas : Théo venait de m’avouer ses sentiments. Il venait de me dire qu'il m'aime ! Il regrette ce qu’il a dit tout à l’heure ! Il est tellement mignon, on croirait qu’il a lu dans mes pensées. Mais ! Il faut que je me reprenne ! Je venais de réaliser que j’avais laissé Théo seul dans la pièce d’à côté alors qu’il venait de me déclarer sa flamme ! Je manque tellement de politesse, c’est affreux ! Il faut que j’y retourne. Je tirai alors sur la poignée de la porte, mais avant ça, je me précipitai devant le miroir : mon Dieu la sale tête que j’avais ! Les cheveux dans tous les sens, le maquillage qui coulait... Mais je n’avais pas le temps de m’occuper de tout ça. Je me refaisais rapidement les cheveux et retournai vite m’assoir auprès de Théo. Je devais m’excuser pour cette « absence » soudaine. Je le prenais alors par la main, puis je lui chuchotai :

- Désolée, je..


C’est tout ce que j’avais trouvé à lui dire, mais l’essentiel c’est qu’il sache au moins que je suis désolée d’être partie comme ça. Et au moins je suis revenue. C’est vrai quoi, j’aurais très bien pu partir et ne plus revenir. Là c’est sûr que ça ne l’aurait vraiment pas fait, hein. Et puis, ce « désolée » me faisait un peu marrer. C’était comme si je m’excusai pour le fait que je ne ressente pas la même chose pour lui. C’est pas super sympa de ma part, j’aurais pu faire plus attention... mais à la base, ce n’était pas ça mon intention. Et puis quoi, il va juste stresser quelques secondes, c’est tout ! Lui aussi m’avait bien fait peur. Je relâchai donc sa main, puis j’attendais un moment, le regardant avec intensité, avant de me remettre comme tout à l’heure à lui caresser ses cheveux. Je repensai à ce qu’il m’avait dit il y a d’ici quelques minutes, puis tout en continuant à le contempler, je lui dis avec douceur :

- Théo... tu es tellement adorable.

Je le serrais dans mes bras, puis je repris :

- Théo, je voulais te dire... tu n’as en aucun cas à te sentir « nul ».. tu es sans hésiter la meilleure personne que je n’ai jamais connue...

Faut dire que tout ça n’avait rien à voir avec son « je suis tombé amoureux » mais il n’a qu’à patienter. Je suis sure qu’il meurt d’envie de savoir ce que je ressens pour lui, mais ça viendra. Ce n’est pas trop mon genre de tout balancer comme ça d’un coup. Il faut être patient avec moi. M'enfin bon ça dépend aussi des situations bien sûr mais de toute manière je sais très bien à quel moment je vais lui avouer mes sentiments : quand je serais prête à les lui dire évidemment. ça sera bien mieux comme ça plutôt qu’un pauvre « je t’aime aussi » tout de suite à la suite. Et puis, pour une fois que j’étais satisfaite de ce que je venais de lui dire ! Faut avouer que jusque-là, je ne faisais vraiment, mais alors vraiment que dire des conneries. C’est exactement ça, je disais n’importe quoi, et en plus de ça, je pétais des câbles pour rien. Mais qu’est-ce que j’ai l’impression d’être chiante ! Théo doit certainement me trouver gonflante par moment, lui aussi... Mais bon. Pour le moment, tout ce que je voulais, c’était une nouvelle fois embrasser Théo. Je continuai donc à le regarder, puis ne parvenant plus à résister, je l’embrassai amoureusement. C’est là qu’inconsciemment je posai ma main sur son torse et un petit instant plus tard, je me retrouvai là à déboutonner sa chemise. Réalisant peu de temps après ce que j’étais en train de faire, je détachai soudain mes lèvres de celles de Théo, gênée. Je lui souriais alors timidement comme si de rien n’était. A cet instant je repensai à la « question » - même s’il ne s’agit pas vraiment d’une question à laquelle on attend forcément une réponse concrète – que Théo m’avait posé : « ... c’est dingue hein ? ». Ce n’est pas comme si j’allais lui répondre « Oui », je passerai pour une débile et de toute manière ce n'est pas ça que je veux répondre, mais ce que je veux dire c’est qu’il faudrait tout de même que je réponde d’une manière ou d’une autre à ça. Parce que c’est maintenant que je me sens prête à lui dire sincèrement que je l’aime. Après le baiser, c’est parfait. Je levai donc la tête pour regarder Théo, puis je lui dis, le sourire aux lèvres, d'un air gêné :

- Je suis tombée amoureuse de mon grand frère, c'est dingue hein ?

Et la je me mis à rire : je venais de lui annoncer de la même façon qu'il l'avait fait que j’étais amoureuse de lui. Ça peut paraître idiot, je n'en sais rien, mais moi j'aimais bien ! Je sentais mon cœur battre plus vite que jamais, j’étais tellement heureuse. Je lui prenais à nouveau la main, jouant un par un avec ses doigts et le regardant à la fois. Je pensai à la vie de couple qu’on aurait désormais. Mais il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas en moi. Quelque chose que je ne parvenais pas à réellement identifier. Et ce sentiment étrange m’oppressait. Je respirai alors un bon coup, puis je lui dis :

- Théo, je t’aime tellement... Mais je...

« Mais je » ? Il y a certains moments où je me fais peur, vraiment. Je glisse inconsciemment des mots dans une phrase qui n’en demande pas plus. Bon, ça doit certainement être la fatigue... Je regardai Théo, je lui souriais puis lui faisais un signe de tête comme pour lui dire qu'il n'y avait rien qui clochait. Puis je regardai à droite et à gauche, je jouai avec mes cheveux, je pliai, dépliai, repliai un vieux bout de tissus qui trainait sur le lit et cette fois ci je n'osai plus regarder Théo. J'étais nerveuse et ça se voyait bien. Mais j’ai au moins réussi à lui dire sincèrement que je l’aimai. Finalement, lorsque j'eus à nouveau la force de le regarder dans les yeux, je lui dis :

- Je t’aime Théo

Je pourrais lui répéter cette phrase des centaines de fois, ça me ferait toujours autant plaisir de lui faire entendre ces paroles.
avatar
BAEK Théo
Masculin Messages : 71
Date de naissance : 13/03/1992
Date d'inscription : 27/05/2012
Travail : Serveur
Orientation sexuelle : Hétérosexuel
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: {flashback} Chut ! C'est un secret [PV Théo] Ven 10 Aoû - 20:13

    Ce silence, cette attente.. j'avais l'impression que tout ça durait une éternité. Qu'allait me sortir Abby ? « Charmant, mais ce n'est pas réciproque ». Même si c'est ce qu'elle pensait, elle ne me le dirait certainement pas de cette manière; elle me jetterait proprement, avec plus de tact. C'est une chouette fille donc je la vois mal me remballer comme une vieille chaussette.
    Finalement, au lieu de me dire quoi que se soit, Abby se leva soudainement. Mon cœur allait bientôt explosé, je voulais mourir sur place. Elle me regardait droit dans les yeux, encore une fois. Si je n'aurais pas été un mec et que ma fierté m'importait peu, je peux vous assurer que je me serais mis à pleurer. Ça m'arrive rarement mais, bordel, ce que ça fait du bien de lâcher nos émotions ! Mais cette situation n'était rien à côté de ce qu'allait me faire subir Abby: elle partait, comme dégoûtée vers sa chambre me laissant seul sur mon clic-clac. Peut-être que je devrais retirer tout mon bla bla sur sa « soit disant » gentillesse ? Pff, je suis pitoyable. Mais ce que je veux dire, il y avait d'autres moyens de.. 'tain j'ai même plus envie de réfléchir après ce qu'l vient de se passer ! Je n'arrêtais pas de me visualiser la scène où Abby me regardait l'esprit quelque peu vide. M'enfin, il ne l'était pas tant que ça, vide. Elle devait prévoir le coup de se barrer dans sa chambre depuis un petit moment.. Je serrai mes poings très forts; à vrai dire, ça ne servais à rien mais je préfère me contenir de la sorte plutôt que de péter joliment un câble dans mon appart' à en gueuler toutes mes tripes. Ce que j'étais déçu, vous ne vous imaginez même pas ! Le baiser qu'elle m'avait fait un peu plus tôt était donc insignifiant si je comprend bien.. C'est le fouillis total ! Et qu'est-ce que je dois faire maintenant ? Je m'en vais ? Oui mais pour aller où ? Cette situation me fait tourner en bourrique ! Décidément, si vous m'auriez dit hier au soir qu'il allait se passé tout ça aujourd'hui, je ne vous aurais pas cru.
    J'entendais alors la porte s'ouvrir petit à petit. Je redressai ma tête; et dire que je voulais me casser d'ici et partir en ville pour oublier tout ça ! Je crois que ça l'aurait pas trop fait... et puis de toute façon, je suis là donc c'est le principal, hein. Elle s'asseyait de nouveau près de moi; je la regardais faire, elle était terriblement mignonne. Elle prenait ma main dans la sienne; et dire que si elle ressentait la même chose que moi, on pourrait faire ça autant de fois qu'on le souhaite. Cette chaleur était apaisante, je me sentais bien mais mon estomac était quand même noué. Ce que je dis est tellement incompréhensible, je ne m'y retrouve pas moi même.

    - Désolée, je..

    Je m'étais préparé au pire pendant ce cours instant de délaissement mais en fait, je me rend compte que même après une préparation des plus digne soit elle, c'est drôlement bizarre de se faire jeter. En soit, Abby ne m'avait pas encore foutu un vent mais ça n'allait pas tarder si vous voulez mon avis. Quand on commence sa phrase par « Désolé » et qu'ensuite, il y a un méga gros blanc, je ne vois pas d'autre issue que de continuer par « Ce n'est pas réciproque ». Pourquoi ça arrive toujours à moi, pourquoi ?! Je veux dire, je ne tombe pas souvent amoureux et quand c'est le cas, voilà qu'on me largue ! Et puis j'ai quand même avoué mes sentiments d'une façon quelque peu curieuse. Abby doit se foutre de ma gueule en ce moment; elle doit se retenir de rire et tout.. Ou alors ? Ouais, ou alors elle s'excuse de m'avoir laisser tout seul ? Mais dans les deux cas, elle peut finir sa phrase par « Ce n'est pas réciproque » et se marrer intérieurement.

    - Théo... tu es tellement adorable.

    Étais-ce vrai ou simplement pour me faire plaisir ? Finalement, le raisonnement que je m'étais fais au tout début était possible: me dire qu'elle ne m'aimait pas mais, proprement. Abby me prenait alors dans ses bras, sans doute pour « amortir » le choc, en quelque sorte. Cependant, je ne vais pas lui apprendre que se faire larguer, c'est quand même le geste qui compte; donc la façon, on s'en fiche un peu, en réalité. Je la serrai dans mes bras à mon tour, comme si s'était la dernière fois de ma vie que je pouvais vivre ça. Je le faisais tellement fort qu'elle était sans doute à deux doigts de finir asphyxiée. La pauvre, en y pensant. Elle trouva quand même un soupçon d'air pour continuer:


    - Théo, je voulais te dire... tu n'as en aucun cas à te sentir « nul ».. tu es sans hésiter la meilleure personne que je n'ai jamais connue...

    Bon dieu mais bon dieu, dis me le que tu ne m'aimes pas au lieu de tourner autour du pot ! Je m'imaginais Abby, écrivain d'un livre s'intitulant « Comment dire à un mec qu'on ne l'aime pas gentiment ». Avec comme première partie: « Lui trouver les meilleures qualités du monde ». Même dans les pires situations de ma vie, je pense à des choses débiles. Par exemple, pour la mort du voisin de ma grand mère – qui au passage ne sentait pas très bon mais ce n'était pas sa faute, il vivait dans une grange.. paix à son âme – ma seule préoccupation était les fringues d'un type – ou d'une femme – barbu. De un, il avait une super méga touffe au menton, ce qui laissait penser que c'était un homme. Seulement, il était vêtu d'une robe rose pâle avec un sac à main pailleté. Je me souviens exactement ce que j'avais dis à ma mère qui était au bord des larmes « Tu ne sais pas si le voisin faisait des pratiques bizarres avec ses amis ? Du genre des choses cochonnes en se déguisant et tout ? ». Je peux vous dire que je m'étais chopé un savon rentré à la maison, ça n'avait pas loupé. Je devais avoir 10 ou 11 ans, je disais déjà de la grosse daube. Il faudrait vraiment inventer les Jeux Olympiques des paroles inutiles, je gagnerai à coup sur la médaille d'or.
    Mais bon, là je divague complet ! Prendre rendez vous chez un psychologue et créer un blog sous le pseudonyme de Tutur pour raconter ma vie; voilà ce que je ferais le plus rapidement possible une fois cette conversation finie.
    Abby me fixait comme elle avait pu le faire auparavant. Je ne suis pas un pro pour lire dans les pensées des filles mais de la façon dont elle me regardait, je n'avais pas l'impression qu'elle voulait me dire qu'elle ne m'aimait pas. C'est alors qu'elle approcha doucement son visage du mien et m'embrassa sur la bouche, je précise. Mais alors... mais... mais.. Toutes mes prévisions étaient fausses ? Parce que je sais pas mais en général quand on casse avec quelqu'un, on ne l'embrasse pas comme ça, surtout si tendrement. Même pour se dire au revoir, au mieux on se fait un petit bisou, vite fait mais pas un baiser comme celui ci ! Je me laissais faire, ne comprenant pas vraiment la situation. Je sentais alors les mains d'Abby se poser sur mon torse et déboutonnant ma chemise. Là aussi, si je comprend bien et en prenant exemple sur les films américains, quand une fille commence à vous déshabiller c'est que la plupart du temps, elle à envie de vous; je me trompe ? Du moins pour les quelques expériences que j'ai eu, c'est le cas. Elle détachait ses lèvres des miennes et me souriait timidement – ce à quoi je n'arrive pas à résister, surtout venant d'elle -. Je le répète mais, je ne suis pas un pervers, simplement un mec qui a des pulsions et des envies comme tout le monde, hein. D'autant plus qu'en détachant les boutons de ma chemise, c'était à la limite de me chauffer. Je ne veux pas employer des mots trop « crus » mais vraiment là... je ne vois pas comment le dire autrement. Abby redressait son visage pour dirigeait son regard vers le mien et me lancer, tout en aillant le sourire au lèvre:


    - Je suis tombée amoureuse de mon frère, c'est dingue hein ?



    Wow je.. je sais pas si ça vous l'a déjà fait mais, ce genre de sentiment auquel on est totalement impuissant; vous connaissez ? Une avalanche de joie, d'excitation, d'amour.. tout ça à la fois, c'est difficile à contenir. Sauf qu'au lieu de sauter de joie, de chanter le générique de Pokémon habiller en Super Man et faire péter le champagne comme un champion de Rallye, je restais là, à ne pas comprendre ce qui se passait. À vrai dire, je comprenais un peu mais en même temps, pas totalement. Je m'étais fais tellement de films avant qu'elle ne me dise ça, que je n'arrivais plus à tirais le vrai du faux dans cette histoire. C'était pourtant simple mais là, de suite, je ne voyais pas où elle voulait en venir. Abby se mettait à rire, un peu comme je l'avais fais au moment où la même phrase était sortie de ma bouche.

    - Théo, je t'aime tellement... Mais je...


    La fin de sa phrase ne faisait que brouiller d'avantage mes pensées. Mon cœur battait à 10 000 kilomètres heure; je me demandais vraiment si Abby était en train de me dire qu'elle m'aimait par amour, et non par amitié seulement. Parce que imaginons que c'est le cas et que nous restons méga méga longtemps ensemble, et qu'on fasse des gosses et tout... Quand mon fils me demandera « Tu pensais à quoi quand Maman t'as dis qu'elle t'aimait ? ». Je lui répondrais quoi, hein ? « Ooh ben figures toi que je pensais à l'enterrement d'un vieux type, et je croyais aussi que ta mère voulait m'annoncer qu'elle se fichait complètement de moi et qu'elle avait quelqu'un d'autre dans sa vie »... Et bien, je n'avais pas songé qu'Abby ai peut-être un autre homme dans sa vie. Peut-être qu'elle a dit à son petit ami du moment qu'elle était une escort girl et ça ne gênait pas du tout celui si ? C'est peut-être pour ça qu'elle a rajouté « Mais je ».. AAAAAH mais pourquoi je suis si prévisible, ça me stresse plus qu'autre chose ! Puis je vais pas lui demander de but en blanc « Ouaip au fait, tu sors avec un mec tout en m'aimant ? ». Soit je suis dans le caca complet ou alors je suis vraiment un gros débile qui ne comprend rien à la vie. Quitte à paraître pour un idiot, je préfère ça qu'être le briseur d'un couple..
    Abby me secouait la tête, comme pour répondre à ma question. À ce moment, je me rendais alors vraiment mais alors, vraiment compte de ce qui m'arrivait. Déjà, mes histoires à savoir si elle m'aimait ou pas, si elle avait un petit copain et tout.. étaient absolument inutiles ! J'aimerai arrêter de penser pendant quelques secondes, se serait tellement reposant. Et puis pourquoi j'ai parlé de ce vieux type qui puait la transpiration ? Ça n'avait aucun rapport !

    - Je t'aime Théo


    Pas besoin d'analyser, c'est obligé de comprendre ce qu'elle venait de me dire. Si vous voulez connaître ce que je ressentais à cet instant c'était un peu du genre:
    - TUTUTU. Bonjour cher organisme de Baek Théo; nous sommes dans le regret de vous annoncer que le cœur de ce jeune homme va lâcher. Il serait donc préférable de prévoir du renfort pour le maintenir en bonne santé; pour cela, rien de plus simple ! Les muscles déclencheurs de pleurs, contractaient un max pour qu'aucune larmes de joie ne sortent de là. Ensuite, les avants bras, dirigeaient les mains de notre cher ami vers la nuque de sa partenaire. Aucun soucis ? Parfait ! Maintenant, laissons faire les cordes vocales, pour que ce petit enfant laisse son cerveau en paix, ne serait-ce que deux secondes. BIIIP -

    - Tu es tellement belle..

    Je lui triturais les cheveux et comme là, j'en crevais d'envie – et pas qu'un peu – j'embrassais de nouveau Abby à pleine bouche. Mais là c'était encore plus agréable que les précédents; j'étais maintenant sûr qu'elle était amoureuse de moi et moi de même. Je descendais mes mains le long de son dos pour passer une d'entre elle sous son tee-shirt. Je remontais mes mains en direction de sa poitrine tout en continuant de l'embrasser. Puis je me rendis compte que c'était un peu « précipité ». J'en avais terriblement envie mais je ne voulais pas passer pour ce genre de mec qui veulent simplement coucher. Enfin, je lui avais dis que je l'aimais donc je pense qu'elle avait compris mais, peut-être qu'elle voulait aller doucement; je comprendrais. J'arrêtais donc tous mes mouvements; je détachais mes lèvres des siennes et j'enlevais mes mains de là où elles étaient:

    - Tu n'en as peut-être pas envie, je comprendrais..

    Je la regardais longuement et je sortais mon sourire le plus réconfortant possible. J'ai souvent entendu dire que les filles aiment se sentir protéger ou je sais pas trop quoi. De mon côté, ça ne me dérangerai pas de faire le protecteur d'Abby en plus d'être son petit ami. De toute façon si tu es l'un, c'est obligé d'être l'autre, hein. Je me levais alors du canapé pour la prendre par les mains et la tirer vers moi. Cette image du garçon plus grand que la fille, c'est super j'trouve. Vous me direz, ce sont souvent les filles qui résonnent comme ça mais pour ma part, je trouve ça plutôt mignon. Je me verrai mal regarder ma copine « d'en bas ». Aah, ça fait bizarre de se dire qu'Abby est ma « petite amie » et non plus ma « colocataire ». J'aime bien, c'est cool, agréable.
    Je saisissais son petit menton pour plonger mon regard dans le sien; je l'embrassais tendrement. Si elle voulait aller plus loin, les cartes étaient entre ses mains. Je ne voulais vraiment pas paraître malsain ou quoi que se soit. Une nouvelle fois je prenais la parole après avoir mit fin à notre baiser:

    - Abby, je t'aime ça en est hallucinant..


    L'impression de se répéter ? Sans doute, mais je voulais être vraiment sûr qu'elle s'en rende compte. Et dire qu'il y a de ça quelques jours, je n'étais moi même pas au courant que je ressentais ça pour ma colocataire.. Ralala, ce que le destin peut vite changer !
avatar
PARKER Abby
Féminin Messages : 15
Date de naissance : 23/10/1991
Date d'inscription : 29/05/2012
Travail : Vendeuse dans une boutique de vêtements
Orientation sexuelle : Hétéro
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: {flashback} Chut ! C'est un secret [PV Théo] Sam 11 Aoû - 16:42

Après avoir à mon tour avoué mes sentiments à Théo, je me demandais sérieusement ce qui allait se passer. Moi j’aurais bien voulu qu’on s’enlace encore et encore, qu’on ne cesse de s’embrasser, d’être prêt l’un de l’autre. Mais déjà, Théo ne devait-il pas aller bosser ? Je n’ai aucune idée de l’heure qu’il est, mais bon... J’espère que Théo ne le remarquera pas. M’enfin de toute manière je ne pense pas qu’à cause d’un simple retard, il risque de foutre sa carrière en l’air. Mais... et si jamais maintenant il se rend compte qu’il doit aller bosser... Je ne veux pas qu’il me laisse seule ici. Mais après tout, pourquoi agirait-il de cette façon ? Théo est une si bonne personne qu’il ne ferait jamais ça à sa petite amie ! ... « Petite amie » ... Je peux désormais fièrement dire que Théo est mon petit ami, aha ! On forme un si beau couple tous les deux ! Je me vois déjà main dans la main avec Théo, nous baladant dans les rues de Séoul. J’ai tellement hâte que ce moment arrive, qu’on puisse faire du shopping ensemble, et pleins d’autres choses qu’un couple pourrait faire. Mais tout ce que je désirais pour le moment, c’était de sentir la chaleur du corps de Théo contre le mien ; je l’enviais tellement, mais j’ai tellement peur qu’il ne se sente pas... prêt ? à coucher avec une nana qui l’a fait avec pleins d’autre pour le fric... J’en sais rien, après peut-être que ça ne le dérange absolument pas, ou qu’au contraire, ça ne sort pas de son esprit, ou que c’est moi qui ne cesse de tout dramatiser... Après tout, je dis ça mais je ne saurais jamais ce que pense réellement un homme. Je suppose que pour lui, peu importe la situation, il aimerait le faire avec la fille qu’il aime, mais.. Et puis merde, j’en ai marre de me poser autant de questions pour un rien ! Si seulement la Pensine dans Harry Potter existait réellement, je pourrais y jeter toutes ces pensées inutiles (sans évidemment retourner les analyser plus tard) !

Tu es tellement belle..

Sur ces douces paroles, auxquelles j’aurais aimé répondre « tu es tellement parfait », il m’embrassa pour la première fois. Ce que je veux dire par le « première fois », c’est que les deux fois où nous nous sommes embrassés, c’était moi qui m’étais lancée. Maintenant, c’était comme si ce baiser avait un tout autre goût. C’était comme si... je parvenais à sentir son amour, ce baiser était si intense. Pendant ce temps-là, Théo en profitait pour me toucher là où il le souhaitait, chose qui ne me déplaisait pas du tout. Après tout je n’en doutais pas : il était tout de même évident que lui aussi ait envie de moi, mais moi, comme dit, je parviens toujours à me poser des questions sans aucun intérêt. Mais là, alors que je ne m’y attendais absolument pas, Théo arrêtait tout : il avait cessé de m’embrasser, il avait retiré ses mains de là où elles étaient... Avant de tirer la tête du chien battu qui s’apprêtait à se dessiner sur mon visage, je m’attendais à écouter les futures paroles qui allaient sortir de la bouche de Théo. Effectivement, s’il détache ses lèvres des miennes, il doit certainement avoir quelque chose à me dire. Je passe pour la nana qui doit absolument se faire une raison parce que son copain a arrêté tout geste, mais... Après il peut bien s’être arrêté tout simplement parce qu’il n’en avait plus envie ou... j’en sais rien, et je n’en peux plus de me poser des tas questions complètement idiotes pour chaque fait et geste qu’il manifeste.

Tu n'en as peut-être pas envie, je comprendrais..

Théo... Il... je... A part ne faire que de me répéter, je ne pourrais rien dire de plus. Avec ces paroles, il ne fait que confirmer ce que je pensais déjà de lui. Au moins, il est respectueux envers sa copine. Je vois bien qu’il n’est pas du genre à sauter sur n’importe quelle fille, qu’elle le veuille ou non. Et puis, avec son petit sourire hyper craquant qui vous apaise quelle que soit la situation... Je l’observai alors, avec un regard rempli d’amour. Il venait de se lever et m’avait prise par la main afin que je me retrouve également debout, face à lui. J’aurais tellement voulu lui dire quelque chose, mais rien ne parvenait à sortir de ma bouche. Tout ce que je voulais, c’était le regarder silencieusement, l’embrasser, le serrer contre moi... Et c’est à cet instant que Théo m’embrassait une nouvelle fois, après m’avoir prise délicatement par le menton et s’être regardé profondément, comme je pouvais souvent le voir dans les films. Après tout ce qu’il venait de se passer, j’avais toujours un peu du mal à réaliser que maintenant, je m’étais trouvée l’homme qu’il me fallait, l’homme de mes rêves (qu’est-ce que ça fait cucu de se dire ça !). Qu’à partir de maintenant, je pourrais peut être me faire des projets concernant mon... notre avenir. Mais bon, je préfère tout de même ne pas me précipiter. Et si jamais Théo ne prenait pas réellement cette histoire au sérieux ? Et si jamais c’était seulement histoire de faire passer le temps ? ...Non, je ne pense tout de même pas qu’il serait capable de faire ça, surtout après m’avoir sincèrement avoué qu’il m’aimait. Je crois en lui, et je pense ne pas me tromper là-dessus... M’enfin bon, ce n’est pas parce que je lui fais confiance que je vais sur le champ lui demander combien de gosses il aimerait avoir. J’imagine bien la situation, et l’expression du visage de Théo à ce moment. Ça pourrait être drôle, mais je pense que plutôt que d’être dans l’amusement à ce moment-là, je serais plutôt dans la nervosité. Et si jamais il ne voulait pas avoir d’enfant ? Si jamais il ne comptait pas se marier ? ...Bon sang qu’est-ce qu’il m’arrive... On a seulement vingt ans, et me voilà en train de parler de gosses. Ces questions, je ne les poserais certainement pas avant quelques années, à moins qu’il s’y prenne avant moi. M’enfin, je me trouve quand même stupide... penser à tout ça de cette manière, comme si ça allait se faire comme ça. Je pense plutôt que c’est un sujet qui vient naturellement, indirectement... pas sous forme de question quoi, comme je l’avais fait. Je pense qu’au lieu de faire la grosse brute qui dit « tu veux combien d’gosses ? », ça serait plutôt quelque chose du genre « oh, j’ai toujours rêvé d’avoir deux enfants ! »... bon... il serait peut-être temps que j’arrête ces idioties. J’appréciais alors le baiser, plutôt que de me bourrer de questions, et à ce moment Théo cessa de m’embrasser, puis me dit :

- Abby, je t'aime ça en est hallucinant..

Sur ces paroles, je ne pu m’empêcher quelques secondes plus tard de lui sautais dans les bras. Ce qu’il venait de me dire m’avait bizarrement tellement atteint que je n’avais pu empêcher une larme me sortir de l’œil. Cette situation m’embarrassait tellement que tout ce que je voulais, c’était qu’il ne me voit pas dans cet état. Je ne veux pas qu’il me prenne pour une fille qui pleure pour un rien (même si bon, j’étais un peu de ce genre...). M’enfin il n’empêche que là c’était sorti tout seul... C’est la première fois en vingt ans qu’on me porte tant d’amour : ma mère ne m’a très certainement jamais aimée, mon père, je ne l’ai jamais connu... mes ex copains et mes amis... m’aimaient-ils réellement ? Enfin bref, jamais personne ne m’a semblé porter autant d’amour que Théo. C’est donc pour cette raison que cette fichue larme m’a échappé. J’essayais donc discrètement de la faire disparaitre afin que tout semble tout à fait normal pour Théo, puis j’attendis quelques instants avant de me retrouver à nouveau face à Théo pour que cette impression d’avoir les yeux rouges passe. Je le regardais désormais dans les yeux, tout en lui caressant délicatement le visage, descendant lentement pour finalement en arriver au torse. Je détournais ensuite les yeux pour regarder en face de moi, c’est-à-dire le cou de Théo, même un peu plus bas que ça (je n’ai pas besoin de préciser que je suis bien plus petite que lui, mais après tout ça ne me dérange absolument pas, au contraire. Si je m’étais retrouvée plus grande que lui, là ça m’aurait posé problème). Je restais quelques secondes comme ça, puis plus que tentée et n’ayant pu me retenir, je déposais un baiser sur son cou, et je profitais de la situation pour sentir sa merveilleuse odeur. Ça me faisait tout drôle de lui faire ça (d’ailleurs je ne comprenais pas vraiment pourquoi), mais après tout, pourquoi aurais-je du m’en priver ? Je relevais donc les yeux – ainsi que les pieds pour l’atteindre –, je m’agrippais à son cou, puis dans la foulée je me remis à l’embrasser avec passion. A peine eu-je arrêté de l’embrasser que je le regardai dans les yeux avec envie, ce qui aurait suffit à lui faire comprendre que j’avais moi aussi envie de lui, pour ensuite lui murmurer, à seulement quelques centimètres de son visage :

Théo, je te veux plus que tout autre chose...

Et seulement quelques secondes après, je m’étais remise à l’embrasser, histoire de faire continuer le baiser. Et cette fois ci, je m’étais à nouveau retrouvée à essayer de lui déboutonner sa chemise, tout en continuant à l’embrasser. Je m’apprêtai donc à la retirer mais je m’arrêtai soudain, et de lui retirer la chemise, et de l’embrasser. Je regardais tout autour de moi, puis mes yeux se posaient sur ce fameux clic-clac. Je n’avais aucune envie de me retrouver sur ce lit que je ne trouvais pas confortable du tout (d’ailleurs je ne comprends pas comment fait Théo la dessus... peut-être qu’il le trouve confortable lui, j’en sais rien..), d’autant plus que cette pièce commune, ça me dit pas trop, avec la cuisine juste en face, bof (par contre si j’avais dit ces paroles à voix haute, là Théo m’aurait trouvée plus que bizarre). C’est pourquoi la meilleure solution serait ma chambre étant donné que j’ai un lit double qui ferait l’affaire. Je tournai donc mon regard à nouveau en direction de Théo puis je finis par lui dire, d’un air impatient :

- On ne va pas être tranquilles ici, viens

Je lui fis de ce pas un sourire coquin, puis je le pris par la main, passant mes doigts entre les siens, afin de l’emmener en direction de ma chambre. Je repensais à la situation dans laquelle on se trouvait : j’ai vraiment l’impression de rêver... Mais tout cela semble... est bel et bien réel. Finalement, je vais enfin pouvoir être heureuse. Une fois vite arrivé devant la porte de la chambre, je m’arrêtais pour regarder Théo. Je voulais une fois de plus lui faire comprendre que je l’aime plus que tout, lui dire combien je tiens à lui. Je veux lui faire comprendre que sans lui, je ne serais plus rien. Je passais donc mes mains autour de son cou, le regardant avec passion, puis je finis par lui exprimer une nouvelle fois l’amour que je porte pour lui :

- Théo.. je t’aime plus que tout...

Je l’embrassai une fois de plus, tout en ouvrant la porte de ma chambre. Je le relâchai donc, puis le reprit par la main, l’emmenant automatiquement à côté de mon lit. Je fus étonné de constater que la chambre était plutôt fraiche, alors qu’à côté on brulait de chaleur. Les volets n’étaient pas entièrement fermés, ce qui permettait à la lumière du jour d’éclairer très légèrement la pièce. On continuait à se regarder avec Théo, puis nous nous remettions à nous embrasser. Lorsque j’eus enfin l’occasion de lui retirer sa chemise qui était déjà entièrement déboutonnée, je prenais plaisir à lui caresser son dos puis son torse nu. Je détachais ensuite mes lèvres des siennes pour les déposer sur son cou, puis petit à petit sur son torse pour m'arrêter tout juste au dessus de sa ceinture, tout en me baissant et gardant mes mains posées sur le dos de mon très cher amoureux. Un instant plus tard, je me relevais, poussant délicatement Théo sur le lit, afin qu’il s’y retrouve assis. Je m’asseyais ensuite sur lui, de telle sorte à me retrouver face à lui. Finalement, il ne faisait pas si frais que ça, ici ! Je regardais donc Théo, une main sur la nuque, l’autre sur son épaule : il était si beau. Tout ce que je voulais à cet instant, c’était lui arracher tout ce qui lui couvrait la peau, retirer également mes vêtements qui me donnaient plus que chaud, l’embrasser, le serrer dans mes bras... Mais bizarrement, je n’arrivais à rien faire de tout ça. Je me contentais seulement de le regarder. Ma bouche s’ouvrit, comme pour laisser échapper quelque chose, mais rien ne parvint à sortir. C’est enfin quelques secondes plus tard que je finis par dire :

- Aujourd’hui je réalise vraiment... je pourrais te le répéter encore et encore... je t’aime tellement...

Ce que je souhaitais lui dire après ça, c’était que... à vrai dire, je ne savais moi-même pas vraiment ce que je voulais lui dire après avoir annoncé ça comme ça. Depuis tout à l’heure, je ne faisais que me répéter, mais j’avais étrangement besoin de lui dire une nouvelle fois que je l’aime. J’ai besoin de lui dire ce que j’ai sur le cœur afin de me sentir plus... libre ? En tout cas, je me sentirais mieux comme ça et je resterais dans les bras de Théo sans avoir d’autres soucis dans la tête, en appréciant seulement cet instant de plaisir. Avant de replonger mon regard dans celui de Théo, je me rendis compte que depuis tout à l’heure, je fixais la bouche de Théo. Mais... elle est si belle ! Quand on la voit, la seule chose qu’on a envie de faire, c’est d’y déposer ses lèvres. Mais pour le moment, ce n’est pas ça le souci. « Aujourd'hui je réalise vraiment » que Théo compte énormément pour moi. Je continuais donc à regarder Théo puis je finis par lui dire à voix basse, mais suffisamment haut pour qu’il puisse entendre :

- Théo, je tiens tellement à toi... Qu’est-ce que je ferais sans toi..?

Ma voix s’était mise à trembloter. Mes larmes me montaient à nouveau aux yeux mais heureusement, rien ne sortit. J’avais tellement peur de le décevoir un jour, et qu’il me quitte. Qu’est-ce que je deviendrais sans lui ? Maintenant que je me sens si attachée à lui, je pense que je ne pourrais pas vivre sans. Déjà, je n'arrive toujours pas à comprendre comment je suis parvenue à vivre "paisiblement" jusqu'à maintenant. Mais il est vrai que depuis que j’ai rencontré Théo, je me sens bien mieux. Mais maintenant, c’est tout autre chose. A n’importe quel moment, je pourrais le perdre. Et le simple fait d’y penser me fait terriblement mal. Je repris donc, toujours à voix basse, et cette fois ci au bord des larmes :

- Théo, ne me laisse jamais seule, s’il te plait...

Je suis enfin parvenue à lui dire ce que je voulais tant lui faire entendre. Mais maintenant, je n’avais malheureusement pas pu empêcher mes larmes de couler. Je serrais donc Théo très fort dans mes bras, continuant à sangloter. Quand je dis que je pleure très facilement ! Mais maintenant que je m’étais « libérée », tout ce que je voulais, c’était que Théo m’essuie ces larmes, qu’il me réconforte, et qu’on puisse enfin faire ce dont on a tous les deux envie.
avatar
BAEK Théo
Masculin Messages : 71
Date de naissance : 13/03/1992
Date d'inscription : 27/05/2012
Travail : Serveur
Orientation sexuelle : Hétérosexuel
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: {flashback} Chut ! C'est un secret [PV Théo] Dim 12 Aoû - 13:51

    Suite à mes paroles, Abby sauta dans mes bras. J'étais tellement heureux de la savoir prêt de moi; rien qu'à moi. C'est un peu louche et égoïste de penser ça mais oui, quand j'aime quelqu'un, j'ai envie qu'elle ne soit rien qu'à moi. Mon cœur battait la chamade; cette fois c'était sûr. J'veux dire, cette expression et souvent employée et tout, mais quand ça vous arrive pour de vrai, que votre cœur est à de doigts de lâcher, ce n'est pas la même sensation. Par exemple, situation typique quand on est amoureux: on croise la personne que l'on chérie. OK, notre rythme cardiaque accélère à vue d'œil mais quand on est épanouie dans un couple, que l'on peut faire en quelque sorte « ce que l'on veut » avec sa petite amie, c'est à ce moment là qu'on se rend compte ce que veut dire cette expression « … Notre cœur bat la chamade ». Abby me regardait de nouveau dans les yeux; c'est impressionnant comment ces yeux étaient attirants. Bon, tout son corps en était, hein.. Elle me caressait le visage, avec ses douces mains; c'était méga agréable. Bizarrement, je ne faisais rien; je me laissais faire. Elle semblait gérer la situation, ce n'était pas plus mal. Je ferais de même si j'en avais l'occasion mais, je pense que dans un couple – oui parce que maintenant je peux dire que l'on en forme un – les deux personnes doivent avoir un « avantage ». Je m'exprime très mal, en effet. On se croirait dans un match de tennis... m'enfin, ce que j'essaye de dire, c'est que chaque membre doit pouvoir faire ce qu'il veut de l'autre et inversement.. Ouais bon, on m'aura compris hein. Ses mains descendaient doucement vers mon torse et elle détourna son regard du mien pour fixer un peu plus bas; c'est à dire mon cou. Je prévoyais déjà un peu ce qu'elle allait faire et c'est sans regret qu'elle s'exécuta. Un baiser dans le cou, n'est-ce pas adorable ? Depuis le début de cette conversation, je me met à parler comme une fille, c'est dingue ! Boh et puis personne ne peut entendre ce que je pense alors je m'en fiche, haha ! Ses lèvres sur ma peau, j'en avais des frissons partout dans le corps ! C'était fou quand même, je n'en revenais toujours pas qu'Abby était MA petite amie. Pas celle d'un autre, la mienne. Elle m'aimait, je l'aimais; que demander de plus ? Que sa dure ? Oui, ce serait préférable. Mais bon, on vient juste de s'avouer nos sentiments alors profitons de l'instant présent et le reste, on verra plus tard. Quand même, pourquoi moi et pas un autre ? Elle pourrait se poser la même question donc bon.. c'est juste que statistiquement, nous sommes obligés de trouver quelqu'un qui nous plait et à qui l'on plait sur terre. Sachant que nous sommes en moyenne 7 milliards d'habitants sur terre et qu'il y a – on dira – moitié hommes, moitié femmes, oui c'est sur, on doit trouver un être humain qui nous convient. Mais trouver LA bonne personne dans NOTRE petite vie, avec une personne que l'on connait bien, c'est pas super évident. Abby s'arrêta et se mit sur la pointe des pieds pour atteindre mes lèvres et reprendre un baiser quelque peu fougueux. Je pense que je ne me lasserai jamais du goût de celles-ci, elles sont juste parfaites; pulpeuses mais pas trop, assez fines mais ce qu'il faut. Au final, notre baiser prit fin après quelques secondes et Abby plongea à nouveau son regard dans le mien. Cette fois ci, je pouvais clairement comprendre qu'elle voulait aller plus loin, qu'elle avait envie de moi. Mon cœur qui était donc – comme je l'ai dis un peu plus haut – au bord du précipice, semblait pouvoir contredire les lois de l'apesanteur. Je crevais d'envie de toucher Abby dans toute sa splendeur – amis de la poésie, bonsoir – et dans sans doute quelques minutes, c'est ce que j'allais pouvoir faire. Pourtant, l'expression de mon visage ne changea pas vraiment; tout devait se passer dans mon corps, le reste était figé.

    - Théo je te veux plus que tout autre chose...


    Et tel les plus grands films américains, Abby se remit à m'embrasser langoureusement. Maintenant, nos baisers étaient plus torrides; j'aimais bien. Les bisous tous mignons c'est cool, mais ceux comme ceux ci sont dix fois mieux. Puis ses mains se baladaient sur mon torse; je sentais ma chemise s'ouvrir petit à petit – ce qui ne me déplaisait pas du tout –. Puis tout s'arrêta. Ma « colocataire » regarda autour de nous; à quoi devait-elle penser ? Son regard se posa alors sur mon « lit »; elle ne semblait pas emballer. Pour ma part, n'importe où on était j'étais content. Arff, la façon dont je parle est bien bizarre.. Un coup je parle comme une meuf et une autre fois, comme un mec qui ne pense qu'à sauter tout ce qui bouge ! En y réfléchissant, un « vrai » lit serait plus confortable pour notre première fois. « Notre première fois »... aaaah, c'est excitant tout ça ! Pas du côté dégueulasse hein, mais je me dis qu'on en aura toujours un souvenir; il faut que se soit fait dans les règles de l'art – je me comprends –.

    - On ne va pas être tranquille ici, viens


    Abby me fit un sourire coquin; je ne l'avais jamais vu comme ça ! Elle semblait fin prête, j'étais plutôt satisfait. Pouvoir être désirable, n'est-ce pas un sentiment humain après tout ? Ma petite amie me tira par la main dans ce qui était ma chambre il y a de ça quelques mois. Je n'y rentre jamais depuis qu'Abby a aménagé. Vu que je suis quand même assez timide devant les filles et que je préférais ne pas arriver comme un cheveu sur la soupe du genre pendant qu'elle s'habillait ou quoi, j'évitais. Et puis si par exemple, j'aurais voulu chercher une paire de chaussettes, je serai pareil tomber sur un de ses soutiens gorges alors très peu pour moi. Enfin maintenant je m'en fiche vu qu'automatiquement, nous allons dormir ensemble et la trouver en train de s'habiller ne me gênera pas du tout. Elle s'arrêta au niveau de la porte et me regarda profondément pour me tenir par le cou. Je n'ai pas très bien entendu ce qu'elle me disait vu qu'à ce moment là, j'étais plus concentré sur ses faits et gestes que ses belles paroles. Donc je crois qu'elle me susurra quelque chose comme ça:

    - Théo.. je t'aime plus que tout...


    Se savoir aimer, c'est vraiment chouette. Comme j'ai pu dire d'autres fois, je ne suis pas vraiment croyant – au plus grand désarrois de ma mère –. Mais parfois, j'me dis que si Dieu a vraiment créé l'homme avec un cœur pour aimer, je lui revaudrais ça un jour. Je ne sais pas vraiment comment mais je trouverai bien. Grâce à lui, des gens aussi ordinaires qu'Abby et moi peuvent vivre leur idylle comme ils le souhaitent. Je n'en reviens toujours pas ! Je vais me répéter mille fois cette phrase dans la tête: « Théo, je t'aime plus que tout ». Si on analyse bien, elle m'aime plus que tout donc, je suis la personne la plus importante pour elle. J'ai une terrible envie de la prendre dans mes bras et de l'embrasser comme jamais. Je n'ai pas compté combien de fois nos lèvres se sont touchées mais à vrai dire, le maximum possible serais le mieux. Comme si Abby avait entendu mes prières, elle sauta sur l'occasion pour une nouvelle fois m'embrasser. Tout en ouvrant la porte de la chambre, elle continuait son baiser. Quand il fut finit, elle me tira près de son lit où nous étions dans une obscurité assez agréable je dois dire. On arrêtait pas de se regarder; c'était assez comique comme situation. Enfin, moi je prend plaisir à faire ça mais si quelqu'un aurait regardé la scène, je suis sûr qu'il aurait dit quelque chose du genre « Mais qu'est-ce qu'ils font ses deux ploucs ? ». Quoi que, si on mettait une musique triste du genre « Hope » de BoA – ouais, c'est mon coup de cœur du moment ça – ça l'aurait vraiment fait. Comme dans un clip vidéo en fait: deux personnes qui se cachent leur amour réciproque depuis des années et qui se retrouvent enfin. Au fond je délire complètement, ça me donne envie de rigoler tout seul. La raison ? Je me trouve tellement pathétique, ça en est marrant. Un nouveau baiser commença et Abby, qui avait déboutonné ma chemise en entier, me la retira délicatement. Ses mains trainaient de ci de là; c'est à ce moment là que je me suis dis que peut-être, mon corps n'était pas assez musclé. Je fais de temps en temps de la muscu mais avec mon boulot et tout.. Mon boulot ! Punaise, mon oncle va me défoncer !! Roh et puis vas chier, hein. Je lui dirais que j'avais une gastro et que j'étais cloué au lit. Il va être dans la merde vu qu'il n'y aura pas de serveur mais la dernière fois que ça m'es arrivé – j'avais vraiment un problème là -, il ne m'a pas saoulé. En fait, mon oncle est plutôt cool bien qu'il ai 50 ans. Bref, donc reprenons nos esprits et concentrons nous ! Après les mains de ma copine, sa bouche parcourait mon torse pour arriver au bas de mon ventre, au dessus de ma ceinture. La température montait doucement, mais surement. L'impuissance que je ressentais face à ce tableau était tellement grande, je ne savais vraiment pas quoi faire. Quand est-ce que j'allais pouvoir faire plaisir à Abby ? Parce que même si pour le moment on ne faisait pas grand chose de « concret », j'étais déjà méga chaud; dans le sens propre comme figuré. Un instant passa et ma chérie me poussa doucement sur son lit pour me retrouver assis, elle sur moi. Nos visages étaient face à face et la chaleur de nos corps étaient entremêlée, ce qui apportait sans doute un brin de piment dans tout ça. Quelques secondes passèrent et Abby ajouta:

    - Aujourd'hui je réalise vraiment... je pourrais te le répéter encore et encore... je t'aime tellement...


    Et moi j'aimerai qu'elle me le dise tous les jours. Abby... ce que je peux l'aimer cette fille ! Être belle comme elle ne devrait pas être permis, être adorable comme elle non plus, être... Parfaite quoi ! Je voulais tant lui répondre que moi aussi et par la suite, l'embrasser et commencer à la déshabiller. Mais je n'eus même pas le temps de dire quoi que ce soit que la belle murmura:

    - Théo, je tiens tellement à toi... Qu'est-ce que je ferais sans toi..?


    Avoir l'air si important tout à coup ça me foutait la chair de poule, les larmes aux yeux et encore une fois, mon rythme cardiaque qui s'accélérait. Mon dieu je voulais tant la toucher la.. lui faire tant de choses qu'un couple fait ensemble ! Elle était trop mignonne là. Elle avait l'air un peu perdue, elle n'osait même plus me regardait.

    - Théo, ne me laisse jamais seule, s'il te plait...


    Et elle s'effondra en larmes dans mes bras. J'avais l'air ridicule mais alors, ridicule ! Je ne savais même pas comment réagir sur le coup. M'avouer ça à moi, je crois qu'elle est la première personne sur terre à me le dire. Le pire, c'est que j'ai peur que se soit elle qui me laisse seul en premier.. C'est quand même impressionnant dans un couple, quand on sort ensemble, la seule préoccupation que l'on a, c'est que l'autre ne nous largue pas du jour au lendemain. Bien que je n'ai que 20 ans, l'envie que notre relation dure une éternité était bien présente. Je peux donc dire que c'est aussi la première fois que je ressens ce genre de sentiment. Je n'ai jamais voulu d'une grande et belle histoire d'amour qui dure jusqu'à la fin de nos jours. Former une famille, se marier, vieillir ensemble... certes, je parle un peu vite mais je me vois construire quelque chose avec Abby et je pense que si elle venait à me tromper ou quoi, je ne le supporterais pas. Mais, pourquoi est-ce que je pense à des choses aussi sordides ? Ma petite amie est en train de pleurer et moi je ne pense qu'à ma poire ? Minable !
    Je passai mes mains autour d'elle pour la serrai à mon tour dans mes bras. Je la repoussai légèrement pour que son visage soit de nouveau en face du mien; des grosses larmes sortaient de ses jolis yeux. J'avais de la peine pour elle, je ne voulais pas la faire souffrir. Oui parce que si elle pleurait c'était quand même à cause de moi ! La peur de me voir aller avec une autre, de ne plus l'aimer.. voilà pourquoi elle pleurait. Une de mes main se dirigea lentement vers ses yeux pour lui sécher ces grosses goûtes d'eau qui ruisselaient le long de son visage. Une fraction de secondes plus tard, je collai mon front contre le sien et je lui disais de la voix la plus rassurante possible:

    - Jamais, tu m'entends ? Je ne te laisserai jamais seule Abby. Je t'aime trop pour ça


    De fil en aiguilles, je me retrouvai en train de l'embrasser à pleine bouche, les larmes me montant aussi aux yeux. La meilleure façon de se réconforter de tout ça était de lui montrer que je l'aimais, et pas seulement avec des mots. Ma main gauche se filochait sous son tee shirt pour toucher sa douce poitrine à travers son soutien-gorge. Je décollai mes lèvres des siennes pour à mon tour lui baiser le cou tout en continuant mes « manipulations ». N'en pouvant plus d'attendre, je stoppai mes faits et gestes pour enlever son tee-shirt qui me cacher tout le haut de son corps. Limite étant en extase devant ses seins et son joli ventre, je me remettait à l'embrasser. Mes mains descendaient le long de son dos arrivant ainsi au dessus de la fermeture de sa jupe. Je ne voulais pas enlever tout d'un coup, autant profiter de ce que l'on avait pour le moment, et le reste viendrait après. Je faisais donc comprendre à Abby qu'elle devait me tenir par le cou et mettre ses jambes autour de mon bassin pour que je puisse la tenir. Je me levai tout en ayant mes mains contre ses cuisses pour la maintenir, et quand je fus prêt, j'avançai prêt de sa coiffeuse non loin de là. Je volai un baiser langoureux à ma partenaire tout en faisant de la place sur le meuble. Heureusement, rien de fragile ne tomba par terre. À vrai dire je ne savais pas vraiment ce qui était sur le sol mais je n'avais pas entendu du verre ou quoi que ce soit alors, rien d'inquiétant. Je posai délicatement Abby là dessus et ma bouche se repositionna au niveau de son cou. Je déposai quelques baisers par ci par là jusqu'à sa poitrine, où je m'arrêtai pour recommencer de plus belle. Une de mes main restait dans son dos pendant que l'autre caresser doucement ses cuisses tout en remontant un peu plus haut. Le début de ses fesses nues se faisait sentir sous mes doigts; je pelotai légèrement cette partie tout en détachant ma bouche de ses seins. J'approchai mes lèvres de son oreille gauche et je glissai:

    - J'ai envie que tu sois à moi pour toujours ma Chérie


    « Ma chérie », c'était la première fois que je l'appelais comme ça et je dois dire que ça n'était pas désagréable. Je ne savais plus vraiment quoi ajouter mais de toute façon, ce n'était pas le moment de blablater ! Faire du bien à ma chère amoureuse et lui prouver que je l'aimais était mon seul but. J'embrassai de nouveau Abby pour ensuite la saisir de la même façon que j'avais pu le faire un peu plus tôt. Je l'amenai cette fois ci sur le lit. Je voulais tester tous les recoins possible pour m'amuser de son corps, mais nous n'allions tout de même pas tout essayer aujourd'hui. Je la jetai donc d'une façon un peu plus torride qu'auparavant pour déposer quelques baisers au dessus de son sein droit. Mes mains, je ne sais plus très bien où elles étaient. Abby est quand même une fille plutôt bien fichue – pour ne pas dire une bombe sexuelle – alors tout son corps est agréable à toucher et à regarder. Je baissai petit à petit mon regard pour apercevoir son nombril. Je me précipitai donc vers celui ci pour en lécher – bonjour le mot super sexy – le contour. Je me redressai pour fixer Abby dans les yeux. Je ne l'avais pas entendu broncher depuis tout à l'heure. J'avais un peu peur de ne pas être à la hauteur. Après tout, je ne suis que Baek Théo, et elle a beaucoup plus d'expérience que moi, donc je ne vais peut-être pas lui faire atteindre des sommets. Je ne vous cache pas que je serai super déçu parce que bon... voilà quoi ! – phrase très constructive de ma part –. Finalement, je ne vois pas pourquoi je lui cacherai ce sentiment. Elle m'a clairement dit qu'elle avait peur de me perdre, donc je pourrai lui avouer que j'ai peur de la décevoir. Oui mais, d'un autre côté, elle me prendrait pour un mec qui veut seulement faire une bonne affaire et tout raconter à ses potes. Pourquoi les femmes ont une image si sombre des hommes ? C'est triste, nous ne sommes pas tous comme ça. Au dessus d'elle je lui disais alors:

    - J'ai peur de te décevoir Abby...


    Elle n'eut même pas le temps de répondre que je l'embrassai de nouveau. Cette fois ci, mes mains allaient naturellement vers sa jupe. J'ouvrai la fermeture du mieux que je pouvais tout en arrêtant notre baiser. Son bas prêt à être enlevé, je le descendais petit à petit pour au final ne laisser que sa culotte sur la peau. Bien sur, son soutien-gorge était toujours de rigueur. Je volai les lèvres de ma chère et tendre pour caresser ses douces jambes. Remontant ma main droite en direction de son sexe, l'autre touchait un de ses seins. Quand la droite fut arrivée, je ne savais pas vraiment quoi faire. Peut-être trouvait-elle que j'étais un gros pervers de faire tout ça ou alors, était elle toute excitée ? De toute façon, je ne pouvais plus revenir en arrière maintenant que ma main était positionnée « où il fallait ». Je me lançai donc, prenant le risque de me faire passer pour un gros dégueulasse. Mes doigts caressaient doucement son sexe pour essayer de lui produire du plaisir. Du plaisir... je ne vois donc pas en quoi je pourrais passer pour un pervers en essayant de lui en procurer ? C'est moi qui réfléchis trop, qui me pose trop de questions. Est-ce que d'abord ce que je fais me rend heureux à moi ? Bonne question tient ! La réponse est toute faite vous allez me dire mais, si ça me fait plaisir et qu'on s'aime, pourquoi Abby n'aimerait pas ? Je continuer mes manipulations en intensifiant les frottements. Appréhension et excitation, voilà mes deux sentiments du moment.
avatar
PARKER Abby
Féminin Messages : 15
Date de naissance : 23/10/1991
Date d'inscription : 29/05/2012
Travail : Vendeuse dans une boutique de vêtements
Orientation sexuelle : Hétéro
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: {flashback} Chut ! C'est un secret [PV Théo] Mer 22 Aoû - 2:02

J’avais comme l’impression que je n’arriverais plus à m’arrêter de pleurer. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris à ce moment-là... Pourquoi éclater en sanglot à cet instant ? J’aurais pu lui montrer une mine bien plus confiante... Mais ça ne sert à rien de se lamenter maintenant. Je sentais désormais Théo me serrer contre lui. Je trouvais ça tellement agréable. Par la même occasion, il me repoussait légèrement, de telle façon à ce que je me retrouve face à lui. Je trouvais la situation quelque peu embarrassante. On aurait dit un bébé qui pleure dans les bras de son papa... Mais mieux vaut retirer cette horrible image de mon esprit... Pendant ce temps-là, Théo s’était retrouvé à me sécher mes larmes. Bizarrement, et heureusement on va dire, elles ne s’étaient pas remises à couler. Il appuyait alors son front contre le mien, un simple geste qui me réconfortait déjà. Puis au même moment, il me dit d’un air plus que confiant :

- Jamais, tu m'entends ? Je ne te laisserai jamais seule Abby. Je t'aime trop pour ça


J’eus à peine le temps d’esquisser un sourire que Théo m’embrassait. Dorénavant je n’avais plus aucun souci à me faire. Théo m’avait si bien répondu que je n’avais plus peur de rien. Ce qu’il peut être rassurant, tout de même... Soulagée, je savourais pleinement ce baiser. Pendant ce temps, Théo en profitait pour me passer à nouveau sa main sous mon débardeur tout en continuant ses caresses au niveau de la poitrine, ce qui ne me déplaisait pas, bien évidemment. Il continuait ainsi, me déposant cette fois ci ses lèvres sur mon cou, ce qui me plaisait une fois de plus énormément. Mais de mon côté, je me contentais seulement de le laisser agir, étant donné que j’appréciais réellement ça. Je lui ferais ce que j’aurais envie de lui faire lorsque j’en aurais envie. Quand j’y pense... j’allais enfin le faire avec une personne que j’aime, et non une personne en manque, ou qui demandait à se faire consoler ou je ne sais trop quoi. Rien que le fait de penser à ça m’excitait. Sans plus attendre, Théo me retirait enfin mon haut, qui laissa dévoiler mon soutif rouge super sexy que je portais pour la première fois et que j’avais bien entendu acheté en ensemble avec son bas. Finalement j’ai bien fait de le mettre aujourd’hui. Je me serais mal vu débarquer avec une vieille culotte extra large et un soutif trois fois trop petit devant Théo. Quelle horreur ! Après tout, je dis ça comme s’il y avait eu une éventuelle possibilité, alors que non, pas du tout. Je ne m’en vante absolument pas, mais ce que je veux dire, c’est que j’ai toujours porté des dessous chics. Donc cette image d’Abby avec une vieille culotte verte fluo, ce n’est pas pour moi. Théo continuait à m’embrasser, tout en faisant glisser sa main qui se déposait tout juste au-dessus de la fermeture de ma jupe. Je compris vite que Théo n’avait pas l’intention de l’enlever sur-le-champ, donc je le regardais. Il semblait vouloir me dire de m’accrocher à lui, et c’est ce que je fis. A cet instant, il se leva, me portant dans ses bras. Ce que j’adorais ça ! Heureusement que je ne pèse pas lourd, parce que là, Théo n’aurait certainement pas été en mesure de me porter, et par conséquent, je n’aurais pas pu apprécier ce moment. On s’était remis à nous embrasser, alors qu’il semblait essayer faire de la place sur ma coiffeuse en balançant certaines de mes affaires par terre. Je comprends bien qu’autrement, ça aurait été compliqué d’y faire une petite place convenable, mais... et si jamais il faisait tomber certains de mes parfums et qu’ils se brisaient sur le sol ? Je ne veux pas dire que mes parfums et autres accessoires comptaient plus que Théo à mes yeux, bien sûr que non, mais... m’enfin, il n’y a pas de mais. Pour le moment, c’était Théo le plus important. Et si jamais quelque chose se casse, eh bien tant pis, je rachèterais ! Et de toute manière, rien ne semblait s’être fracassé sur le sol. Théo finit par m’installer sur ma coiffeuse, remplissant à nouveau mon cou de baiser, pour ensuite s’attaquer à ma poitrine. Je posais alors une main sur la coiffeuse, faisant à nouveau tomber deux trois de mes accessoires qui s’y trouvaient toujours, et d’une autre main, je prenais la tête de Théo pour la serrer contre moi. Je sentais ses mains me caresser cuisse et dos, s’attardant ensuite sur ma fesse gauche, ce qui me fit très légèrement frissonner et exciter à la fois. Puis il détachait ses lèvres de ma poitrine pour me chuchoter à l’oreille :

- J'ai envie que tu sois à moi pour toujours ma Chérie


En entendant cette phrase, je ne pus empêcher un sourire discret s’afficher sur mon visage. Il avait dit ça d’une manière si... si... je ne saurais décidément pas décrire ce sentiment, mais... Tout ce que je peux dire, c’est qu’il avait une fois de plus réussi à me faire frissonner, d’autant plus que son « ma chérie » était si mignon ! Sachant que c’est la première fois qu’il m’appelle de cette manière, cela ne pouvait que me faire encore plus plaisir ; vraiment Théo, tu m’as définitivement conquise. « Ma chérie »... j’adore ! Qu’il continu à m’appeler ainsi ! Je n’avais même pas besoin de lui répondre étant donné ce que je lui ai dit tout à l’heure, d’autant plus que mon sourire expliquait tout. Théo m’embrassait une nouvelle fois amoureusement ; je lui passais mes bras autour de son cou, le serrant toujours avec mes jambes. Il me prit une seconde fois dans ses bras, pour m’apporter cette fois ci sur le lit. Il m’y jetait de façon plus « sauvage » - mais j’aimais bien - pour ensuite déposer ses lèvres cette fois-ci au-dessus de ma poitrine. Un instant plus tard, je le sentais contourner mon nombril avec sa langue. Etrangement, ou plutôt évidemment je dirais, ce qu’il me faisait là était très très excitant, j’aimais bien...beaucoup, même si ce n’était pas ce qui allait me faire hurler de plaisir. Bon après, bien évidemment, tout dépend de la ‘sensibilité’ de la personne hein... m’enfin bref, on s’en fout j’ai envie de dire. Quelques secondes défilèrent avant que je vis Théo se redresser pour me regarder étrangement dans les yeux. Il semblait pensif, perdu. Il restait comme ça pendant peut être trente secondes, ou plus ou moins j’en sais rien, toujours au-dessus de moi, à me regarder. Je faisais de même, je le regardais avec des yeux qui lui demandaient ce qui lui arrivait ; inutile de préciser que je me sentais incapable d’ouvrir la bouche pour le lui demander directement, du genre « pourquoi tu t’arrêtes mon cœur ? », ou encore « qu’est-ce qu’il t’arrive mon chou ? ». Je ne sais pas pourquoi, mais je ne me sentais vraiment pas d’attaque à lui dire une chose pareille. Malgré ces petits signes que je lui avais fait (si on peut réellement appeler ça des signes, je le regardais seulement d’un air interrogateur...) Théo ne semblait pas réellement me voir, même si je pouvais affirmer qu’il continuait à m’observer.. ou peut-être n’avait-il pas compris que je me faisais du souci. Je me questionnais à mon tour sur ce qui pouvait bien lui prendre pour rester figé durant plusieurs secondes dans cette position, alors que tout avait si bien commencé. Voulait-il mettre fin à tout ça alors que tout était si bien parti ? Ou peut-être s’apprêtait-il à m’avouer quelque chose de... tragique ? Non je ne pense pas, qu’est-ce qu’il pourrait bien m’avouer de tragique... Et si jamais il voulait mettre fin à cette relation qui venait seulement de commencer..? Non, impossible... pas maintenant ! Oh et puis j’en ai vraiment marre, là ! Je ne fais que stresser pour un rien, c’est affreux ! Théo m’a permis d’en savoir un peu plus sur moi : désormais je sais bien que je suis une grosse stressée. Que faire, si ça continu comme ça, je vais finir par devenir folle ! Finalement, je fus rassurée (ou peut-être pas si rassurée que ça, finalement) en voyant enfin Théo ouvrir la bouche, pour me dire :

- J'ai peur de te décevoir Abby...


Alors là... Jamais je n’aurais imaginé que son souci, c’était de savoir s’il était capable de me satisfaire. Je sentis à ce moment mon cœur se serrer. Après peut être que c’était normal pour un mec de se poser de telles questions dans de tels moments, mais tout de même... Théo s’en fait pour rien, je suis certaine qu’il ne me décevra jamais. Mais je n’eus même pas le temps de faire quoique ce soit, de dire quoique ce soit, qu’il s’était remis à m’embrasser. Cette fois-ci, il m’a semblée qu’il y était allé plus « violement » même si ce mot est un peu fort pour qualifier ça. M’enfin bref, de toute manière, peu importe la façon dont il pourrait m’embrasser, j’apprécierai toujours énormément sa façon de le faire (en même temps y avait de quoi). Théo s’arrêtait ensuite, tout en ouvrant la fermeture de ma jupe. J’avais envie de dire « enfin », même si bon, ce n’est pas parce qu’il compte enlever ma jupe maintenant qu’il va faire de même avec mes sous-vêtements. Mais en même temps, je préférais de cette manière, parce que moi aussi j’avais quelques petites choses à lui faire, et qui pourrait bien, même très bien lui plaire ! A moins qu’il ne soit pas du tout sensible à ça, m’enfin... faut dire que moi aussi ça me décevrait pas mal que tout ce que je pourrais lui faire pour lui donner du plaisir ne le fasse aucunement réagir. Et c’est là que je comprends en quelque sorte sa peur de me décevoir... Même si je sais qu’il n’a vraiment aucune raison de s’en faire. M’enfin bref, je réfléchis trop ! Il vaut mieux profiter du moment présent, plutôt que de cesser de se poser des questions et d’autres trucs inutiles, même si parfois on est tout de même obligé de réfléchir à certaines choses... Je regardais donc Théo qui était en train de retirer lentement ma jupe. Plus on avançait, plus je m’impatientais. Je voulais le serrer contre moi, l’embrasser, mais j’avais l’impression qu’il était beaucoup trop loin de moi pour que je puisse arriver à le saisir. Tout ce que je faisais, ce n’était qu’agiter mes mains à droite et à gauche afin de pouvoir le toucher. Une fois qu’il eut retiré ma jupe, il déposait une nouvelle fois ses lèvres sur les miennes à mon grand plaisir, se remettant à me caresser les jambes pour ensuite me déposer l’une de ses mains sur mon sein, et l’autre sur mon sexe. Cette fois-ci j’étais plus excitée que jamais ; sentir ses chaudes mains sur ces parties de mon corps ne faisait qu’accroitre mon plaisir. Je sentais ensuite sa main droite me faire des petites caresses, un mouvement qu’il fit rendre bien plus intense quelques secondes plus tard. Cette fois ci c’était tout autre chose. Ces petits gestes, là... ça me faisait affreusement du bien. Je sentais mon cœur battre de plus en plus fort pendant que Théo continuait ce qu’il avait commencé, j’avais une plus grande difficulté à respirer... et machinalement je fermais les yeux pour apprécier ce petit instant de plaisir, pour les rouvrir deux trois secondes plus tard afin d’apercevoir à nouveau Théo. Je passais mes mains autour de son cou pour ensuite lui toucher rapidement les cheveux avant de remettre mes mains là où elles étaient. Je regardais Théo droit dans les yeux, déjà toute haletante. Je profitais au maximum de cet instant, avant de le sentir ralentir dans ses gestes.

- Théo... tu n’as vraiment aucune raison de t’en faire...


Ces quelques mots étaient sortis de ma bouche sans que je ne m’en rende vraiment compte. A vrai dire, j’étais tellement bien à ce moment que je ne m’étais même pas rendue compte que j’avais parlé. Oui, ça peut paraître assez étrange... Mais du moment que je dise ce que je pense réellement, tout va bien. Comme dit, il n’avait vraiment aucune raison de s’en faire. Tout ce qu’il avait à faire, c’était de regarder dans quel état je me trouvais actuellement : tout ce qu’il pouvait voir, c’était de la satisfaction, du plaisir. Maintenant, en ce qui concerne la suite, enfin, je veux dire, concernant le fait d’atteindre des « sommets »... je ne vois vraiment pas en quoi il devrait me décevoir sur ce point-là. Cette question ne m’était même pas passée par la tête, tellement ça me paraissait évident que tout se passe parfaitement bien. Vraiment, je ne comprends pas... En tout cas, le fait de m’être retrouvée tout de suite dans cet état m’embarrassait quelque peu, mais après tout avec Théo c’était bien plus... différent. M’enfin je dis ça, mais après tout c’est tout à fait normal. Et quand je pense qu’il a peur de me décevoir... je sais que je ne fais que me répéter, mais je trouve ça tellement..! Cela me rend triste de savoir qu’il pense comme ça... Il doit peut-être se dire que je suis pas mal expérimentée... mais pour moi tout cela n’a rien de comparable avec Théo... Théo c’est autre chose et rien que de m’imaginer dans ses bras m’exciterai. Je me redressais alors légèrement pour regarder Théo fixement, lui caressant son visage puis les cheveux avec ma main droite, tout en me retenant avec ma main gauche posée sur le lit. Théo, quant à lui, avait déjà arrêté tout mouvement. Je m’asseyais alors de la meilleure façon que je le pouvais sur lui et je dégrafais à cet instant mon soutif qui me comprimait depuis tout à l’heure pour le retirer. Je déposais rapidement mes lèvres sur les siennes tout en lui caressant le torse avant de le regarder profondément dans les yeux. Je m’étais remise à lui caresser les cheveux, puis je finis par lui dire :

- Tu ne me décevras jamais mon cœur...


J’avais peur que Théo s’inquiète toujours, c’est pourquoi je me sentais comme dans l’obligation d’ajouter ça. Parce que oui, Théo ne me décevra jamais, et je tenais à ce qu’il sache que je pense ça. Après, il se pourrait très bien que cela lui soit sorti de la tête mais bon... Je lui adressais alors un sourire, puis me serrai contre lui. Cette situation m’amusait un peu : elle ressemblait étrangement à celle d’avant, où c’est moi qui craignait de le perdre et où Théo me réconfortait. Sauf que là, les rôles s’étaient inversés. Cette fois ci, c’était en quelques sortes moi qui le réconfortai. Je l’embrassais une nouvelle fois et d’un geste rapide je le renversais sur le lit afin de me retrouver cette fois ci sur lui. Durant quelques minutes je lui faisais toutes sortes de gestes, mouvements et autres qui s’en suivent procurant du plaisir et lorsque j’eus enfin retiré son pantalon - qui devait lui donner bien plus chaud encore surtout que la température ici ne cessait d’augmenter -, Théo se retrouvait à nouveau très rapidement sur moi. Après quelques petites caresses (et bisous) par ci par là, le moment tant attendu arrivait. Théo retirait les derniers bouts de tissus qui nous recouvraient, et après s’être longuement regardés avec plus de désir que jamais dans les yeux, mains dans les mains, je pouvais enfin avoir le plaisir de le ressentir en moi.

Plusieurs heures s’étaient écoulées depuis. Lorsque j’eus difficilement ouvert les yeux, j’apercevais le torse de Théo, avec ma main droite posée dessus. Je n’avais aucune idée de l’heure qu’il était, mais tout ce que je pouvais dire, c’est que je n’avais pas suffisamment dormi. Ces derniers temps, j’étais vraiment en manque de sommeil. D’autant plus que je n’avais pas du tout dormi de la nuit. La tête posée sur son épaule, je relevais les yeux afin de voir le visage de mon cher amoureux. Etant donné ma position, c’était plutôt délicat, d’autant plus que je préférais éviter de bouger au risque de le réveiller si jamais il dormait. Je me mettais alors à sourire en repensant à tout ce qui s’était passé avec Théo en si peu de temps. Quand je pense qu’il y a de ça quelques heures je lui avais avoué ou je passais mes nuits et que maintenant on se retrouve dans le même lit... C’est quand même fou quand on y pense... Qui aurait pu se douter qu’on finirait ensemble..? Est-ce que je mérite vraiment d’avoir quelqu’un d’aussi bon que Théo ? Je préfère ne pas me poser ces questions, je passerais encore des heures et des heures à y réfléchir. Je préfère penser à la nuit, ou plutôt à la matinée qu’on venait de passer. Bon c’est sûr que ça passe tout de même mieux de parler de « nuit » plutôt que de « matinée », mais après tout ce n’est pas comme si on allait attendre qu’il fasse nuit pour s’envoyer en l’air. Enfin bref, je trouve toujours le moyen de méditer sur des choses totalement inutiles. Pour en revenir à cette fameuse matinée..torride... rien que le fait d’y penser me rend... ahlala je ne l’oublierai jamais. Théo était si bon, si tendre, si... tellement parfait. Quand je disais qu’il n’avait aucune raison de s’en faire ! Surtout que je considérais qu’aujourd’hui, c’était un peu comme si c’était ma première fois. Dans le sens où c’est vraiment la première fois que je fais avec la personne que j’aime. Ça peut sembler bizarre... mais vu que jusqu’à aujourd’hui, je n’avais pas réellement eu de vie sentimentale, si ce n’est un ou deux idiots, je me comprenais. Là, Théo m’avait plus que satisfaite, et ça il l’a bien vu. Je continuais à sourire et je finis par déposer mes lèvres sur le torse de Théo. A cet instant, je le senti bouger. Je relevais donc la tête et je vis qu’il avait les yeux ouverts. Par contre, je ne saurais dire s’il venait de se réveiller où s’il l’était depuis un moment déjà. Je passais ma main dans ses cheveux et je le regardais dans les yeux, Théo faisant de même. On restait comme ça pendant plusieurs secondes, à seulement se regarder et sourire. Je trouvais ça tout aussi drôle et mignon à la fois. Je finis par donner un petit bisou à Théo sur sa bouche pour ensuite lui chuchoter un petit « bonjour » à l’oreille. Allez savoir pourquoi, mais ça me faisait rire de lui dire bonjour maintenant. Je sais pas, il pourrait tout aussi bien être 13 heures que 19 heures... M’enfin, dans tous les cas, je ne me comprendrai jamais. Je regardai une nouvelle fois Théo, puis intriguée, je finis par lui demander :

- Je t’ai réveillé ?


Inutile de me faire remarquer que la question n’était d’aucune utilité, mais c’était la première chose qui m’étais venue à l’esprit. Et puis bon, c’est vrai que j’étais quand même assez curieuse (pour un rien quand même). Si ça se trouve il était réveillé depuis un bon bout de temps déjà. Peut-être qu’il n’avait pas du tout fermé l’œil... pendant que je dormais tranquillement. Après tout Théo venait de se réveiller quand je suis rentrée. M’enfin bref, du moment qu’il se sente bien, tout me va... Après avoir posé cette question que je pourrais qualifier d’indispensable (ou pas) à Théo, je posais ma tête à côté de la sienne et j’attendais. Maintenant, tout ce qu’il me restait à faire, c’était me trouver un nouveau boulot... Mais je sais que je vais avoir du mal toute seule. Devrais-je demander de l’aide à Théo, ou attendre qu’il me le propose une nouvelle fois..? N’empêche que si c’était pour faire ça, j’aurais très bien pu accepter dès le début son aide. Qu’est-ce que je peux être stupide... M’enfin... Pour le moment, tout ce que je voulais, c’était de ne plus penser à rien, et surtout, d’entendre la voix de Théo.
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: {flashback} Chut ! C'est un secret [PV Théo]

{flashback} Chut ! C'est un secret [PV Théo]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Parce que j'aime parler en fait x) (et que je vous n'adore mais chut c'est un secret)
» Secret War
» Tiens tiens tiens... Comme on se retrouve... {Flashback} [Ryuuku Gakuen]
» Amour secret...
» Le secret de Térabithia

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Gloom City :: Espace Carpetbaggers et Sloggers. :: Appartements basiques. :: Studio 1-